Grey's Anatomy - State of Love and Trust (6.13)

C’est le premier jour en tant que chef de chirurgie pour Derek, et les premières complications font surface quand la patiente de Bailey et Meredith se réveille sur la table d’opération. Arizona demande à Alex de l’assister en pédiatrie, alors que Teddy refuse de laisser Cristina l’assister.

Rien n’aura été plus bénéfique à Derek Shepherd que la grossesse d’Ellen Pompeo et les problèmes d’alcool de Richard. Le voici donc au poste de chief à son tour, offrant une nouvelle opportunité au personnage de se démarquer, d’apprendre et d’évoluer. Cette saison 6 est sans doute possible la saison de Derek. Elle lui réussit bien, et c’est tant mieux. Ce n’est pas pour cela que c’est parfait. On tourne en rond dans son conflit avec Richard, alors que ce dernier fait lui-même du surplace pendant tout l’épisode.

Malgré donc les habitudes de la série, Derek s’impose sur tous les plans, sachant ou apprenant où est sa place et quel est son rôle, qu’il s’agisse de celui de mari, d’ami ou de patron. Sa première journée à ce nouveau poste mettra par ailleurs Bailey à rude épreuve avec une patiente prête à faire un procès après s’être réveillée sur la table d’opération. De quoi flipper intensément ! Ce qui va arriver et va confronter Bailey à une situation inédite, elle en qui les patients ont pleine confiance habituellement. C’est aussi l’introduction d’un Gas Man – anesthésiste – dont je ne suis pas sûre que le prénom soit donné (il est incarné par Jason Winston George) et qui apparaît déjà comme un potentiel intérêt romantique pour Bailey bien qu’aucune de leur conversation ne soit orientée vers le sujet. En tout cas, la dynamique avec Chandra Wilson est impeccable (mais la véritable question est de savoir quand ce n’est pas le cas!) et on ne peut alors qu’espérer le revoir.

Pendant ce temps-là, on effectue un retour aux sources pour Alex, en l’envoyant en pédiatrie, son domaine de prédilection. C’est assez régulier qu’il fasse des va-et-vient entre cette branche du métier et une autre – ou disons plutôt qu’on l’y éloigne scénaristiquement parlant quand on préfère privilégier sa vie privée. Comme d’habitude, il s’implique, s’énerve et dépasse quelque peu les limites. Il y a toujours la sensation avec Karev que sa difficile enfance le hante, surtout que cette dernière n’a jamais été abordée de front. En attendant, cela fournit à Arizona le matériel pour le remettre à sa place à la fin, en même temps que le féliciter, et elle fait cela avec une grande conviction. C’est un aspect de sa personnalité que j’aime beaucoup.

Tout ceci offre une belle part au médical – ce qui n’est pas déplaisant – tandis que l’on gère les problèmes personnels de Lexie et Mark ainsi que ceux de Hunt et Yang. Les premiers ne progressent pas réellement, tous deux étant à l’heure actuelle trop blessé pour réaliser de quoi il retourne, que ce soit Mark jouant aux hypocrites ou Lexie qui doit se remettre de sa décision et de ses conséquences. Cela n’apporte pas grand-chose à leur histoire, mais temporellement parlant, il ne se passe qu’une journée dans l’épisode, ce qui peut justifier la décision de faire du surplace sur la question.

C’est un peu moins le cas avec Cristina et Owen, ce dernier devant gérer le fait qu’on était prêt à le troquer (ce qui n’est quand même pas des plus faciles) et sa compagne ne lui facilite pas complètement la vie. C’est surtout pour la scène finale, et le retour sur Burke que le couple y gagne, et nous apporte du concret.

Finalement, ce State of Love and Trust s’affirme bien plus grâce à ses intrigues médicales plus que personnelles, ce qui n’est pas un mal en somme, et promet quelques possibles nouvelles interactions et conflits avec le retour de deux internes virés au temps de Richard. On voit ici la première porte qui s’ouvre pour le retour permanent d’Izzie dans les lieux …