Une patiente de Teddy fait falloir ses droits d’assistance pour mourir, et la chirurgienne demande à Owen de l’aider. Seulement, Hunt est assailli de souvenirs de guerre qui l’empêchent de remplir ce rôle. Mark pousse Callie a admettre à Arizona qu’elle veut un enfant, alors que Richard cherche sa place en tant que chirurgien parmi le reste du personnel.

Suicide is Painless nous est introduit par Owen et va se concentrer sur ce personnage, en se développant de façon moins classique qu’à l’accoutumée.

Ainsi, l’épisode va aborder de front deux problèmes : celui du suicide assisté et la guerre personnelle d’Owen. Les deux étant reliés.

Tout d’abord, petit point d’histoire légale ultra rapide et non précis : Initiative 1000 permet aux adultes en stade terminal (et psychologiquement apte) de pouvoir légalement demander la possibilité d’ingurgiter une dose létale de médicaments. Celle-ci est passée le 4 novembre 2008.

Nous sommes donc, même si cela fait maintenant plus d’un an, sur un terrain médical assez récent, sur lequel il y a sûrement beaucoup à dire. Grey’s Anatomy va choisir un angle d’approche assez neutre, avec le pour et le contre dans la balance, et l’éternel soulagement de l’être humain. Le sujet est assez fort, mais j’ai trouvé qu’il perdait de sa substance en étant trop étroitement lié au développement d’Owen. En fait, on reste un peu trop à la surface, ce qui pénalise pas mal cette partie, surtout que ce qui a lieu en Irak réussit à s’imposer sur le plan émotionnel au détriment du reste.

Depuis qu’Owen a fait son arrivée, l’homme porte un sacré lourd bagage dû à la guerre. Avec l’intégration de Teddy dans l’hôpital, j’avais tendance à penser qu’Owen avait dû se retrouver au cœur d’évènements psychologiquement plus éprouvant que sa collègue, autour de laquelle rien ne fut construit dans cette direction. La seule chose qu’elle semble avoir ramenée de la guerre, c’est sa relation avec Owen. Si aujourd’hui, celle-ci semble occuper une place de choix dans le cœur des scénaristes (que je n’approuve pas personnellement), Cristina a dû en voir des vertes et des pas mûrs pour aider Hunt à surmonter ses traumatismes.

Il était inévitable qu’un jour où l’autre, il faudrait explorer un peu cette piste, alors nous y voilà. Cela va créer une drôle de sensation, l’épisode peinant à trouver un juste équilibre entre ces différentes storylines. Car, alors qu‘Owen est confronté à la perte d’un être cher en Irak, Mark pousse Callie à révéler à Arizona son envie d’enfant et l’ancien chief cherche à s’intégrer parmi les chirurgiens. Ce n’est pas inintéressant, tout particulièrement autour de Richard et Derek, chacun continuant à s’ajuster à sa nouvelle fonction. Mais le tout se fait bouffer par les flashbacks en Irak, qui sont émotionnellement plus intenses – grâce à Kevin McKidd, clairement pas fait pour la voix-off, mais impeccable quand il s’agit de nous faire comprendre quelque chose sans un mot.

En définitive, Suicide is Painless possède de bonnes choses, mais l’ensemble n’est clairement pas maitrisé de bout en bout, et donne un résultat en dent-de-scie.