La sœur de Derek lui rend visite avec un patient. Alex refuse toujours de prendre l’ascenseur, et Cristina ne parvient pas à opérer de nouveau. Meredith et April s’occupent d’une femme encore vierge, alors que Bailey force Lexie à rester auprès d’un patient.

Après avoir été introduit dans Private Practice, Amelia Shepherd est de passage dans Grey’s Anatomy. Si ce n’est que je ne regarde plus le spin-off, donc j’étais présentée au personnage avec cet épisode, et je dois bien avouer que n’est pas l’introduction la plus réussie au monde.

Pour la défense d’Amelia, elle arrive clairement au mauvais moment, mais c’est bien la seule chose qu’on peut lui accorder. Une scène après l’autre, elle semble s’enfoncer, refusant de comprendre ce qui se passe autour d’elle. Clairement bornée, elle est venue voir son frère Derek, loin d’être enchanté par cette perspective, et s’impose avec force et une absence de délicatesse, dû à un caractère trop confiant, impulsif et légèrement irritant. Pour faire simple, elle arrive avec ses gros sabots à un moment où la série joue dans une cour bien plus subtile.

La sœur de Derek lui apporte donc un patient pour s’assurer un temps de présence minimal. Or, Shepherd n’a pas envie de la voir et a mieux à faire, comme aider Cristina. Après la découverte que l’amie de Mer a passé la nuit dans le même lit que lui, il prend les choses en mains. Derek excelle dans son interaction avec Owen sur la place que les deux occupent dans la relation entre les deux femmes, et dans sa détermination à aider Cristina. Voilà un duo qui, comme il le dit lui-même, n’aurait jamais dû voir le jour, mais qui s’est construit, et qui trouve là l’opportunité de s’exprimer. Entre une Cristina brisée et un Derek doux, mais déterminé, la dynamique se montre maitrisée, à la fois touchante et nécessaire. Difficile de ne pas alors être agacée par les réflexions stupides d’Amelia, qui semble se refuser de voir qu’il n’y a pas que Derek qui a été touché par la fusillade.

Pour bien faire les choses, tant qu’on n’y est, Amelia ne va pas venir que gâcher la journée de son frère – bien que la scène après le travail se montre la plus pertinente et permet de placer leur relation sous un éclairage différent -, elle va aussi venir s’immiscer entre une possible évolution pour Mark et Lexie. Après une journée en salle opératoire, poussée par Bailey qui refuse de la libérer suite à une réaction incontrôlée en voyant le patient, Lexie se fait ouvrir les yeux par une April fortement inspirée sur les sentiments de Mark, parti roucouler avec Amelia. Celle-ci vient décidément perturber la série, et pas dans le bon sens !

Ce n’est pas le cas d’April, qui gagne de plus en plus sa place. Si Jackson s’était vraiment installé dans la série la saison précédente, April est toujours restée un peu en retrait, et semble alors endosser le rôle de la jeune femme peu confiante en elle, mais attachante. C’est une patiente vierge qui va alors la pousser à se dévoiler, vu qu’il se trouve qu’elle l’est aussi, nous la montrant son un angle affectif différent, mais aussi capable de remettre tout le monde à sa place avec une certaine force. Comme dit Meredith « I’m liking you more and more. » Le sujet offrira par ailleurs une scène plutôt excellente à Teddy, qui voit son petit cœur brisé avec le départ du psy. La scène entre filles, avec Bailey, Arizona et Torres se montre aussi plus que sympathique.

Enfin, pour remettre Alex à sa place, April va d’ailleurs pointer du doigt ses  montées et descentes d’escaliers, celui-ci ne parvenant à prendre l’ascenseur que quand Richard le poussera. Comme souvent avec Karev, il faut que quelqu’un vienne le bousculer. C’est un peu simpliste, mais après un mois, de toute façon, difficile de poursuivre le sport !

Justement, Grey’s Anatomy sait bien qu’elle ne peut continuer à trop jouer sur les traumatismes de ces médecins et doit laisser cette fusillade derrière elle, en tout cas pour la majorité d’entre eux. Ou, comme le dit April, ne pas en parler tout simplement. Si les cauchemars de Jackson passeront sûrement sans nous, il y a encore pour Cristina un peu de travail à faire, même si la progression faite dans ce « Superfreak » marque une nette avancée. Amorcer la suite se fait aisément pour quelques personnages, c’est moins inspiré quand cela implique une certaine Amelia, dont la venue n’aura pas été la plus habile qui soit.