Grey's Anatomy - Sympathy for the Devil (5.12)

La mère de Derek, Carolyn (Tyne Daly), lui fait une visite surprise et rencontre Meredith pour la première fois. Pendant ce temps, Mark essaie de dissimuler sa relation avec Lexie. William (Eric Stoltz), le condamné à mort, souhaite donner ses organes au patient de Bailey. Owen et Cristina ont leur premier rendez-vous.

Petit à petit, Grey’s Anatomy remonte la pente. Un procédé assez lent, parfois douloureux, mais plus que nécessaire. Il y a beaucoup de choses à faire, trop de dégâts au point qu’on n’en attend plus grand-chose. Toujours du bon, du moins, mais cet épisode réussit à montrer que la série a encore des possibilités.

La mère de Derek vient le voir, et comme à chaque visite parentale, elle se retrouve à trainer dans l’hôpital. Je crois que cela, Grey’s ne saura jamais l’éviter, elle qui a du plus en plus de difficulté à équilibrer la répartition des lieux, où les scènes loin du travail se sont faites moindres. Nous sommes encore et toujours dans les mêmes couloirs, comme si les êtres aimés acceptaient bêtement de rôder dans les parages, attendant de croiser la route de quelqu’un pour lui parler. Si Carolyn ne remplit pas le carnet des clichés parentaux, insupportables ou trop aimants, si ses scènes avec Mark étaient drôles, si celle avec Lexie était amusante, pourquoi, mais pourquoi donne-t-elle la bague à son fils à la fin, alors qu’il fut marié à Addison un temps ? C’était comme si ce mariage n’existait plus, comme si, en ce temps, on n’avait pas cru dans le couple. On ne dit pas ce genre de choses à ses enfants, on veut leur bonheur avant tout.

D’ailleurs, dans le registre du bonheur, il y en a qui s’exercent durement à le concrétiser, ce sont Mark et Owen. Le premier avec Lexie, un couple qui s’est construit sur la durée, et qui parait naturel. Le second avec Cristina, plus compliqué, plus terre-à-terre, et avec des meurtrissures. Tout cela sonne bien, sans trop d’exagérations, sans trop de fioritures.

Et dans tout cela, nous avons aussi les défauts. Alors qu’Alex assume sa relation avec Izzie, qu’il a gagné en maturité, Denny est là. Isobel va alors rompre avec ce dernier. Avec un mort ? N’est-ce pas risible ? Quelle belle métaphore de l’évolution psychologique de Stevens, fait dans un manque de subtilité totale, où il est plus que difficile d’y croire. Qu’est-ce qui se passe dans la tête d’Izzie ? Donnez-nous une réponse, bon sang ! Crédibilisez nous tous ces épisodes.

Il y a aussi Meredith, qui éprouve de la compassion pour un serial killer, alors que son bien-aimé n’y arrive pas. Alors que je trouve presque logique son comportement avec William, que celui de Derek est poussé dans les retranchements les plus ordinaires, rendant cela sans saveur et ennuyeux, Meredith Grey, dans toute sa splendeur et son égocentrisme, trouve le moyen de redevenir insupportable. C’est presque un signe, elle avait arrêté de m’agacer, alors qu’elle n’aurait pas dû. Si la série rétablit l’ordre des choses, cela doit aussi passer par une Meredith plus agaçante qu’insignifiante. Je n’aurais rien contre. Et si, aussi, on pouvait donner plus de trois lignes de dialogues à George, ce serait bien.

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CaroleC
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