Les résidents sont mis à rude épreuve par Owen leur faisant passer une certification. Cristina doit elle aussi se surpasser quand on lui confie un patient, alors que Callie et Arizona sont sur le point de s’envoler pour l’Afrique.

Après les émotions du précédent épisode, Grey’s Anatomy revient à sa formule, mélangeant drame et humour pour nous donner un épisode qui s’avère plus solide qu’il n’y parait.

Les débuts se montrent classiques, installant avant tout les dynamiques et les cas qui vont occuper l’épisode, plaçant ses protagonistes dans des situations de défis.

On démarre alors avec la certification d’Owen, bon prétexte pour réunir au même endroit – soit dehors, et plus tard sous la pluie – un bon nombre de médecins. Les voilà à devoir sauver des mannequins, mais Hunt tente là de les pousser à surmonter leurs limites, et c’est exactement ce qui va se passer avec April, s’imposant sur ses autres collègues pour prendre possession de cette storyline et devenir son souffle et son moteur. Son potentiel de docteur prend alors une véritable dimension, en même temps que l’épisode joue un peu sur sa relation amicale avec Avery, puis y glisse quelques petits regards avec Alex qui ressort de cette journée plus qu’impressionnée par la jeune femme. En tout cas, il faut admettre qu’il y a là un duo plein de potentiel.

Si c’est les possibles prémices pour eux, l’épisode va mettre un terme à celui formé par Callie et Arizona, brisant assurément au passage le cœur de quelques spectateurs. Malgré cela, l’orchestration est réussie et censée, Torres tentant tout du long de s’engouffrer dans une situation qui l’aurait simplement rendue malheureuse, bien qu’elle n’en a pas véritablement conscience, à la différence d’Arizona, qui sait que leur bonheur individuel ne peut s’exprimer que séparée. Au milieu, la scène où Mark place son amie face à la vérité (soit son aversion pour l’Afrique) est une belle expression de leur amitié, et l’homme va avoir du pain sur la planche dans le prochain épisode !

Pour Meredith et Cristina, c’est plutôt une amitié mise à rude épreuve, mais le parcours de Yang parait trouver difficilement la direction de l’apaisement, en lutte continuelle contre ses sentiments d’angoisses. Sandra Oh est encore une fois parfaite quand Cristina vide son sac à Meredith, et si la suite est plus que floue, sa décision finale se montre – au vu de son état psychologique – logique.

Si Cristina est celle qui a les blessures les plus exposées, Avery n’a pas non plus surmonté la fusillade, mais son affrontement de cette situation est traité sous un tout autre angle – de façon presque plus pernicieuse. Les dégâts sur Jackson sont différents, et c’est Owen qui va être en charge de le remettre à sa place – ce qui est largement mérité.

Il faut donc affronter ses propres doutes, ses propres démons, et Bailey et Derek vont finalement suivre un parcours similaire dans ce domaine au sein de cet épisode, la première voulant désespérément savoir ce qui a tué Mary, tandis que le second ne parvient pas à progresser autour de ses recherches sur Alzheimer. Il faut affronter les défaites – et les raisons qui l’accompagnent – même si c’est difficile. Le duo est subtil, drôle et touchant.

Sans y paraître, ce nouvel épisode de Grey’s Anatomy débute fort classiquement pour s’affirmer progressivement et permettre à ses personnages de s’exprimer.