Une équipe pour documentaire vient à l’hôpital six mois après la fusillade pour montrer l’évolution qu’ont connue les lieux, les médecins et les patients. Derek, Owen, Mark et Callie sont sur le point de faire une transplantation d’envergure, alors que Mary revient pour avoir son opération.

Devant la perspective d’avoir le droit à l’épisode « documentaire » Grey’s Anatomy, je n’étais pas particulièrement enchantée, ces derniers – aujourd’hui classique de la télévision – me séduisant souvent moyennement.

Premier bon point pour « These Arms of Mine », il ne s’agit pas de voir l’équipe de tournage à l’hôpital être dans les pattes de nos chers docteurs, mais finalement de regarder le produit final, qui se montre en toute logique respectueux et peu intrusif. Cette idée aura besoin quand même d’un peu de temps pour s’installer, surtout que le documentaire est là pour nous montrer la route de la guérison empruntée par le personnel après la fusillade, en même temps que l’intégration de cas médicaux forts.

Justement, là où cet épisode parvient on ne peut plus à s’affirmer, c’est qu’il réussit à fournir des patients qui touchent, à commencer par Lily et sa dynamique avec le Dr. Karev. Alex est encore une fois au sommet de son art, et l’histoire parvient à jongler habilement entre espoir et difficulté.

Surfant aussi sur un registre similaire, mais prenant une voie plus tragique, c’est le retour de Mary à l’hôpital, patiente de Bailey présente lors de la fusillade, et qui revient donc pour enfin avoir son opération. La direction que va prendre cette histoire se montre légèrement prévisible, mais cela n’empêche aucunement d’être bousculé par la mise en scène, et une Bailey ébranlée par les simples aléas du métier – qui ont forcément là un autre goût, au vu de la relation particulière qu’elle entretient avec Mary.

Sans pour autant être exempts d’émotions, la greffe de bras sur un patient joue quand même plus de la carte du sensationnel, fournissant à l’épisode son cas d’envergure, autour duquel beaucoup de personnages gravitent, même de façon anecdotique comme Lexie ou April. C’est la grosse opération, le miracle de la science, nous montrant les meilleurs des meilleurs au travail. L’aspect documentaire réussit à conserver une distance qui permet de ne pas exagérer l’opération, malgré son importance.

Toujours traumatisée, Cristina est finalement assez à l’écart, évitant de trop exposer les blessures du personnage, mais sans pour autant les ignorer. Une manœuvre plutôt habile, qui participera d’ailleurs à donner le poids nécessaire à ces dernières paroles qui conclut l’épisode. Et si Cristina a des difficultés à aller de l’avant, documentaire ou non, nous avons droit à de l’évolution, tout particulièrement pour Callie et Arizona – une direction qu’on peut supposer présente dû à la grossesse de Jessica Capshaw.

Pour le coup, Grey’s Anatomy s’offre un très bon épisode documentaire. Légèrement intimiste, sensible juste comme il faut, avec quelques pointes d’humour et des moments de tensions très bien gérés, l’ensemble parvient à réellement captiver.