Richard pousse Derek et Meredith à accepter Adele dans leurs tests sur Alzheimer, mais son épouse refuse à accepter qu’elle est malade. Mark et Arizona sont toujours en conflit, alimenté cette fois-ci par la baby shower de Callie. Les problèmes de santé de Henry s’empirent, ce qui ne l’empêche pas de faire sa déclaration à Teddy.

Grey’s Anatomy est de retour après un mois d’absence – un mois qui s’est aussi écoulé sans nous dans la série. Pour le coup, c’est une sorte de remise à plat des situations que l’épisode nous offre, parvenant à trouver quelques bonnes notes de comédies, et un peu d’émotions, mais se montrant aussi assez répétitif et peinant à enfin exploiter ce qui doit l’être.

Un mois s’est donc écoulé, et la lente progression de l’existence s’est faite. April doit supporter Lexie et Avery fricotant ensemble partout dans la maison, et son irritation est communicative, le couple n’ayant clairement rien d’autre que cela. Elle doit aussi faire face à sa dynamique relationnelle personnelle avec Stark qui a le mérite de donner le jour à une scène de groupe comme la série en a le secret à la baby shower de Callie. La pauvre April se démène donc pour s’exprimer – que les scénaristes lui donnent une histoire étoffée !

Teddy et son mariage non exploité en profitent aussi pour se faire un trou. La fin de toute cette intrigue nous pend dangereusement au nez, mais en attendant, Henry parvient à faire monter les enjeux – de même que l’opération chirurgicale, qui n’inquiète pas pour un sou. En soi, c’est surtout la possibilité de jouer avec les émotions d’une Teddy qui mérite décidément bien plus de temps d’antenne que la série veut bien lui accorder qui fait toute la différence.

Bien plus que le trio Callie/Arizona/Mark, que Grey’s Anatomy aime mettre au cœur des cliffhanger de fin d’épisode (particulièrement le couple). Jalousie et baby shower sont au programme, et c’est principalement les autres personnages qui s’affirment au cours de l’évènement plus que le trio, toujours coincé dans une situation qui se refuse à évoluer – ou presque, la fin changeant quelque peu la donne, mais n’ayant pas l’impact de surprise et d’émotions nécessaire pour scotcher au canapé.

Ce mois n’a pas par ailleurs bouleversé les dynamiques, vu que Lucy Fields a attendu jusque-là pour se faire complètement ouvrir les yeux sur la nature véritable de Karev (ce qui était quasi inévitable). Il faut alors se tourner vers Bailey et Eli, un couple que la série parait enfin vouloir porter à un autre niveau – et qui pourrait enfin s’exprimer à sa juste valeur si l’équipe créative se décide à vraiment le faire.

C’est finalement du côté du travail de Derek et Meredith qu’il faut se tourner pour un soupçon d’émotion. La construction narrative est beaucoup trop mécanique et prévisible pour complètement s’envoler, mais Marina Sirtis en patiente et mère parvient à y mettre une vraie sensibilité, tandis que Loretta Devine rend Adele très touchante dans son refus et sa confrontation à son état de santé.

Grey’s Anatomy revient donc calmement, un épisode qui parait au final plus là pour servir à celui qui vient après : l’épisode musical.