Grimm

Grimm saison 1 Grimm : les créatures des contes de fées sont parmi nous (saison 1)

Vendredi 15 juin 2012 à 8:15 | 7 commentaires | | | |

Grimm : les créatures des contes de fées sont parmi nous (saison 1)

 Grimm : les créatures des contes de fées sont parmi nous (saison 1) Grimm : les créatures des contes de fées sont parmi nous (saison 1)par .

Nick Burkhardt est détective aux homicides à Portland. Avant de mourir, sa tante lui révèle qu’il est le descendant d’une ligne de guardiens appelé les Grimm qui sont charger de maintenir l’équilibre entre l’humanité et les créatures mythologiques de ce monde, appelé des Wesen. Ces derniers ressemblent à n’importe qui, mais maintenant, Nick peut voir leur véritable visage. Il se retrouve alors dans de multiples situations dangereuses qu’il tente de résoudre avec son partenaire Hank, mais aussi son nouvel ami, Monroe, qui est aussi une de ses créatures.

Créée par Stephen Carpenter, David Greenwalt et Jim Kouf, Grimm est une série policière fantastique qui joue avec les apparences. C’est le concept même du show qui repose sur le fait que les créatures des contes de Grimm sont parmi nous, si ce n’est qu’on ne peut pas les voir.

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Dès les débuts, l’équipe créative opte pour une approche qui se veut assez sombre, qui vient alors dénoter avec le cadre géographique, l’histoire se déroulant à Portland. La plus grande ville d’Oregon est connue pour son côté écologique, mais aussi pour être l’une des plus sûres des Etats-Unis. Le choix n’est donc pas anodin et renvoie alors au fait que les apparences sont trompeuses.

C’est ce que va en tout cas découvrir Nick Burkhardt, détective aux homicides de la ville. Avant de mourir, sa tante Marie, qui l’a élevé après la mort de ses parents, lui révèle qu’il est un Grimm, un descendant d’une lignée de gardiens en charge de maintenir l’équilibre entre l’humanité et les créatures mythologiques. Cela consiste majoritairement à éliminer ces dites créatures. Cependant, pour Nick, c’est plus compliqué, car il doit tout découvrir ou presque par lui-même et faire son boulot de flic. La seule personne qu’il connaissait et qui pouvait l’aider était sa tante et sa mort l’isole. Il ne peut pas dire la vérité à son entourage de peur de passer pour un fou, mais il ne peut pas non plus ignorer ce qu’il voit.

Le fait que Nick ne sait pas foncièrement ce qu’il fait n’aide pas toujours la mythologie à être cohérente. Certains phénomènes qui le touchent ne sont pas franchement expliquer et il faut accepter que cela fasse partie de sa nature de Grimm, sans réellement comprendre comment cela fonctionne.

S’il mène ses enquêtes avec Hank, Nick va trouver un allié en la personne de Monroe, un Wieder Blutbad (sorte de loup) qui a choisi plus ou moins de mettre « en veilleuse » une partie de sa dangereuse nature. Ce dernier se révèle dès les débuts plus qu’indispensable à multiples niveaux. Sans lui, Nick n’irait pas bien loin dans ses enquêtes et il s’impose comme un élément comique bienvenu. Force est de constater que Monroe à lui tout seul est capable de rendre un épisode bien meilleur.

Sur ce plan-là, Grimm n’est pas forcément la série la plus consistante qui soit, la qualité de certaines intrigues étant assez discutables. Cependant, le show arrive majoritairement à tenir la route grâce à multiples éléments, à commencer par une panoplie de personnages attachants et des acteurs qui fonctionnent très bien ensemble. Du côté vie privée, on retrouve alors Juliette et la série aura su créer une relation sentimentale tangible, avec un personnage féminin plein de fraicheur. Du côté policier, le sergent Wu s’impose pour son humour et sa décontraction. Les choses seront un peu plus compliquées avec Hank, son partenaire, éclipsé par la collaboration de Nick et Monroe – mais qui trouvera une place bien plus consistante dans la seconde partie de saison. On pourra aussi signifier le manque d’exploitation du Capitaine Renard, qui s’explique aisément par ses liens avec la mythologie du show, à l’arrivée bien peu présente au sein de cette saison.

D’ailleurs, Grimm installe dès les débuts une intrigue autour de Nick, de la mort de ses parents et de ce qui se prépare dans l’ombre sans se faire des plus explicites. Rapidement délaissé, cela reviendra en force dans la fin de la saison, mais il est clair que de ce point de vue-là, un certain équilibre mérite d’être trouvé.

Ce n’est donc pas le pan de la série qui fut le mieux abordé, mais cela fut largement compensé par le fait que l’équipe créative tente régulièrement de contourner les limites – qu’elles soient budgétaires ou créatives. Ainsi, de multiples dialogues signifient que les choses deviennent de plus en plus étranges dans le coin, évitant par la même occasion de rendre l’entourage de Nick aveugle et/ou stupides. Conscients aussi des limites de son schéma narratif, les scénaristes tenteront quelques évolutions, à l’image de l’intégration de Rosalee Calvert dans la seconde partie de saison, qui devient une alliée de Nick et Monroe.

Avec ses 22 épisodes qui composent sa première saison, Grimm aura connu des hauts et des bas. Elle ne se présente pas comme la série la plus homogène qui soit en termes de qualité à ce stade, ayant offert des intrigues plutôt moyennes et rencontré quelques difficultés à bien mettre en place certaines routines. En parallèle, elle a su développer les relations entre ses personnages de façon beaucoup plus satisfaisante et accrocheuse et à su se reposer sur l’alchimie de son casting pour compenser certains défauts. Elle a aussi intelligemment misé sur une ambiance sombre, un peu d’imagination et d’humour pour fournir une réelle personnalité à son show qui donne alors envie de s’y investir.

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