Henley Boone s’installe dans la ville d’Halpin où un meurtre vient d’avoir lieu. Tommy, adjoint et fils du shérif, travaille sur l’enquête avec son père alors que des habitants de la ville accrochent une banderole sur la place publique, pour rappeler les disparitions causées par The Magic Man.

En s’ouvrant sur une scène de meurtre mal filmé et mal interprété, Happy Town ne pouvait pas logiquement faire pire que sa très mauvaise ouverture. Au moins, me suis-je dit, cela ne peut que s’améliorer.

Oui, et non, car Happy Town va au cours de ce premier épisode s’exercer à nous faire comprendre tellement de choses que c’en est particulièrement grossier. Ce n’est aucunement aidé par sa volonté à imposer les secrets de la ville et les comportements louches d’une part de ses habitants.

Nous allons donc découvrir Halpin, que certains surnomment Happy Town pour une raison mystérieuse. En tout cas, ce n’est pas parce que cela sent bon le pain frais qu’il faut s’émerveiller de la sorte. Qui plus est, il me semble difficile de doter la bourgade d’un tel nom quand celle-ci a connu pendant plusieurs années The Magic Man, kidnappant une fois par an un membre de la communauté. Seulement, les scénaristes – et créateurs Josh Appelbaum, André Nemec et Scott Rosenberg –  sont bien trop occupés à nous faire comprendre que derrière ce petit coin paradisiaque se cache quelque chose de louche pour réussir à réaliser qu’à la base, Halpin ne semble aucunement être si génial que cela.

Enfin, cela l’est quelque peu pour Tommy, fils du shérif, député shérif lui-même, marié, papa, avec une petite vie tranquille. Jusqu’à ce que le corps de Jerry Friddle, le soi-disant pervers du coin, soit retrouvé mort. Tué. Pas de doute possible sur la question. Voici l’élément déclencheur qui va replonger la ville dans le drame, bien que certains habitants ne le sachent pas encore. Je dis bien certains, car la moitié d’entre eux devient rapidement louche, histoire d’accentuer l’ambiance menaçante et étrange que ce pilote cherche à instaurer.

Happy Town ne fait pas une entrée des plus notables, souffrant clairement d’un manque de finesse dans son écriture et d’une volonté trop prononcée à vouloir imposer son concept, ne réalisant pas que c’est cela qui rend le tout fort moins digeste. C’est simple, les scénaristes en font trop sur quasiment tout. Certaines scènes seront sauvées grâce à ses interprètes, Sam Neill et M.C. Gainey en tête, réussissant les mieux à jongler entre les différentes atmosphères.

En définitive, ce n’est pas aussi accrocheur que cela aurait dû l’être, mais quelques idées parviennent à intriguer. Comme une part des protagonistes nous ont à peine été introduits – dont Steven Weber et sa femme – on peut espérer que la série s’améliore par la suite.

avatarUn article de .
CaroleC
1 commentaire