Hatfields and McCoys

Dimanche 21 juillet 2013 à 17:32 | 2 commentaires | | | |

Hatfields & McCoys : La guerre infernale entre deux familles

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Alors qu’il revient chez lui à la fin de la guerre de Sécession, Randall McCoy retrouve Anse Hatfield aux côtés duquel il combattit, mais qui avait décidé de déserter. Le frère de Randall est mort et la famille Hatfield est tenue pour responsable. Ce n’est que le début d’une longue guerre entre les MacCoy et les Hatfield.

Mini-série en 3 parties (de plus de 1 h 30 min. chacune), Hatfields & McCoys est également la première série originale scriptée de la chaine américaine History. Cette dernière est donc spécialisée dans l’Histoire et cherche depuis longtemps à se développer avec ce type de programme. En posant son logo sur cette production, elle assure en tout cas que ce qui est raconté est fidèle à la réalité telle qu’on la connait. D’ailleurs, en France, les Hatfield et les McCoy ne sont pas célèbres, mais ces deux familles font clairement partie du patrimoine culturel américain.

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Hatfields & McCoys nous raconte donc l’histoire de ces deux clans qui se haïssaient au point se faire la chasse pour s’entretuer. C’est plutôt tragique, tout particulièrement pour les plus innocents qui n’ont pas eu d’autres choix que de vivre au cœur de tout ça.

À la base, Randall McCoy et Anse Hatfield étaient amis, mais ils ne croyaient pas dans les mêmes choses et cela créa une animosité réciproque qui se transforma en haine. C’est ce que la série s’efforce d’illustrer dans un premier temps, même si ce n’est pas fait de façon très limpide. Il faut dire qu’il n’est pas véritablement aisé de saisir toutes les motivations de Randall, étant donné qu’il n’est pas évident de le comprendre au commencement. Cela évoluera, bien entendu, mais les McCoy sont clairement lésés, car ils sont plus nombreux, moins faciles à identifier et, surtout, ils ne sont simplement pas développés autant que les Hatfield. Cette seconde famille profite d’avoir des figures emblématiques dont les relations sont bien définies et qui s’imposent comme étant des piliers solides de l’intrigue.

Malgré ça et la longueur de la mini-série qui offrait pourtant de la place, Hatfields & McCoys est relativement faible au niveau du développement des personnages. Certains passages semblent ainsi uniquement là pour compenser ce manque en délivrant le minimum d’informations nécessaires pour que l’ensemble reste cohérent. Ce défaut majeur sera surtout pénible durant la première partie dans laquelle il est quelque peu difficile de s’investir et qui souffre d’un rythme mal géré – tout particulièrement vers la fin où on nous introduit une sorte de relation à la Roméo et Juliette sans nuance.

Les problèmes s’estomperont cependant au fur et à mesure que l’histoire avance. Il faut dire que les morts s’enchainent et les enjeux sont ainsi des plus clairs. Malgré tout, Hatfields & McCoys tient réellement la route grâce à ses interprètes, principalement Kevin Costner, Tom Berenger, Powers Boothe, Noel Fisher, Andrew Howard ou encore Jena Malone. Bill Paxton s’embourbe quant à lui rapidement dans le manque de développement de son personnage, tournant alors en rond au lieu de gagner en profondeur.

De manière générale, Hatfields & McCoys n’est pas dénuée d’intérêt, c’est indéniable. Sa crédibilité historique, sa mise en scène, la qualité de ses décors et costumes et sa distribution offrent de quoi récompenser la curiosité qu’un projet de ce genre peut susciter. Cela dit, l’ensemble est trop long pour un tel résultat qui souffre bien souvent d’une scénarisation superficielle. Cette mini-série est donc convenable, mais largement perfectible. Pour une première, History s’en sort tout de même relativement bien.

Retrouvez Hatfields & McCoys sur Canal + à partir dimanche 21 juillet à 20h50.

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