Quand deux membres de l’équipe médicale d’une clinique cancérologique sont tués, Audrey et Nathan enquêtent pour découvrir que « The Dark Man » serait le responsable.

Haven est une ville qui parait bien grande ! Après un petit passage dans l’hôpital psychiatrique du coin, nous voilà à nous mettre les pieds dans une clinique à orientation cancérologie. Il y a des morts et du monde à soigner dans le coin.

Quoi qu’il en soit, la série est arrivée à un stade où ni Audrey, ni Nathan ne cherchent à trouver une explication rationnelle à ce qui se passe, mais embrassent totalement les phénomènes étranges. Ainsi, quand les proches de personnes décédées d’un cancer leur annoncent que le responsable des morts est « The Dark Man », les deux s’engouffrent littéralement dans cette direction.

Ain’t No Sunshine nous offre donc une ombre vengeresse, réagissant encore une fois aux émotions – ce qui est fort lassant – mais qui parvient quand même à fournir quelques scènes assez fortes. Enfin, nous avons surtout le passage dans le bureau d’Audrey, avec Dave et Vince, qui réussit à instaurer une bonne tension. Malheureusement, l’épisode n’exploite pas complètement le phénomène qu’elle a dans les mains. Il y a de bonnes idées, tout particulièrement dans les débuts, ainsi que des lignes de dialogues efficaces, mais rapidement, Haven retombe dans ses travers.

Nous voilà alors à rester une nouvelle fois à la surface du phénomène, sans pousser très loin alors qu’il y avait matériel pour sortir des clous. Pire, le développement relationnel entre Jess et Nathan s’y mêle, venant casser le rythme. Cela ne se montre même pas percutant. Jess aurait pu se révéler être un personnage intéressant et utile, mais elle a apparemment servi son but, et décide de quitter les lieux après avoir fréquenté de trop près les « Troubles ». Un comportement qui est quand même discutable dans le sens où elle savait pertinemment dans quoi elle se lançait en fréquentant Nate, surtout que c’est elle-même qui met le nez dans les ennuis ici.

Enfin, si l’épisode n’est pas des plus passionnants, il offre à Audrey quelques bons moments, que ce soit son incapacité à se souvenir des noms des gens qui l’entourent ou la « fausse » scène d’interrogatoire.

L’intrigue peine donc à réellement tirer son épingle du jeu. La série a le mérite de mieux s’en sortir avec ses personnages, les développant et s’exerçant à créer un environnement plus tangible, épaulé par les seconds couteaux.

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CaroleC
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