Les membres du club local de chasse sont victimes d’attaques animales. Audrey et Nathan réalisent bien vite que le phénomène n’est pas naturel.

Audrey: Taste. The final frontier.

C’est souvent quand je n’attends strictement plus rien d’une série que celle-ci décide de remonter un peu la barre. En tout cas, c’est ce qui se passe avec cet épisode de Haven. Le niveau fut posé tellement bas avec les précédents épisodes qu’il n’y avait plus grand-chose à espérer. Fur n’est pas transcendant, mais il remonte un peu la barre. Ce n’est pas bien difficile au vu du niveau où elle se trouve, mais ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas le spécifier. À noter que c’est Jim Dunn qui a écrit cet épisode ; il a écrit le pilote avec Sam Ernst avant celui-ci.

Quoi qu’il en soit, il y a des attaques d’animaux à Haven, ou en tout cas des SFX honteux. Le programme ne s’est pas illustré sur la question jusque-là, et il apparaît qu’elle ne peut que s’enfoncer encore plus. Nous avons donc plusieurs occasions de le constater, avec plusieurs attaques. C’est tout simplement moche, et clairement pas aidé par une réalisation qui tente de dissimuler du mieux qu’elle peut les lacunes budgétaires.

Enfin, j’ai dit que l’épisode était meilleur que ces prédécesseurs, alors retour aux attaques et à l’enquête que mène Audrey et Nathan. Un échange de dialogue indique au spectateur vers où tourner son regard pour trouver le coupable. Avant d’en arriver là, l’histoire va prendre quelques détours. D’abord, le tout ressemble à des attaques de loup-garou, avant que la théorie de la sorcellerie vienne s’y mêler. Le fait est que tout est tellement étrange à Haven que ni Audrey, ni Nathan ne cherchent une explication rationnelle, sachant très bien que ce sont les « troubles » qui se cachent derrière ce qui se passe.

L’enquête les conduit auprès de Jess Minion, vue comme la sorcière du coin, et qui a une vision bien à elle de la magie et des ennuis qui l’accompagne. Elle sera là avant tout pour servir de possible intérêt amoureux à Nate, mais aussi d’apporter les premières pistes autour de ce qui le lie à la magie. Il était assez facile de déduire que la maladie de Nathan – qui ne ressent pas la douleur – n’en était pas vraiment une, en tout cas pour lui. Disons que ce n’est pas la génétique qui est responsable, et ce fait n’avait jamais été véritablement exprimé à voix haute dans la série. Celle-ci joue beaucoup sur les sous entendus en ce qui concerne l’histoire passée de Nathan, en espérant que les scénaristes ont une idée précise de ce qui est réellement arrivé au personnage.

Enfin, leur enquête finira par s’orienter vers des animaux empaillés pour s’affirmer. J’ai bien aimé la place occupée par Eleanor, dont la relation avec Audrey est bien établie au sein de l’épisode. Cela est bien aidé par le fait qu’elle sait quand se retirer et se taire, la posant ainsi comme une personne de confiance. Dans tout cela, l’intrigue se montre ainsi plus originale et légèrement plus ambitieuse. Même la conclusion se montre plus travaillée, et en tout cas bien plus logique.

En définitive, Fur se montre mieux construit et pensé que les précédents épisodes. Cela ne fait pas oublier les mauvais effets spéciaux et quelques scènes mal écrites. Malgré cela, c’est un épisode qui fait preuve de plus d’originalité et se montre agréable à suivre.

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CaroleC
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