Un ancien résident de Haven revient en ville, bien décidé à retrouver la vie qu’on lui a empêché d’avoir. Plus de fissures font leur apparition, créant de gros dégâts. Duke poursuit son enquête autour du tatouage, aidé par Julia.

Nous voilà à la fin de la première saison de Haven, avec confirmation qu’il y aura une seconde saison, l’annonce ayant eu lieu cette semaine. C’est une bonne chose, au vu de l’épisode.

Celui-ci ne va pas se montrer très explosif – si on passe deux scènes – et finalement, pas si rythmé que cela. Ce n’est pas pour autant qu’il se montre avare, surtout dans les détails, faisant clairement évoluer énormément de choses. Autant dire qu’il y a du changement en perspective pour la suite de la série, et que ce « Spiral » est là pour tout provoquer.

Le retour d’un ancien résident de Haven est l’élément déclencheur de la spirale, de ce qui va bouleverser définitivement le quotidien de Nathan et Audrey. À commencer par lui, qui s’en prend littéralement plein la gueule dans cet épisode, entre révélations familiales et morts. Autant dire que Nathan n’est pas d’humeur très joyeux tout du long, devant en un temps record revoir toute sa relation avec son père – le Chief – tout en découvrant qui est son paternel biologique.

Le Chief n’est justement pas en reste, nous offrant une vision bien plus globale de ce qui se trame à Haven, amplifié par le fait que les frères Teagues nous cachent beaucoup de choses, et qu’ils n’ont pas fini de nous dissimuler des informations. Enfin, le mystère des « fissures » va être résolu de façon plutôt ingénieuse, le Chief étant le responsable – et l’un des habitants que je n’avais aucunement soupçonnés. Le mystère fut plutôt habile, sa conclusion venant bousculer l’ordre ambiant – et Nathan.

Duke n’est pas non plus en reste, vu que l’homme qui refait surface à Haven porte le fameux tatouage, celui qu’aura la personne qui va l’éliminer. Face à sa mort, l’anxiété se fait palpable, mais rapidement, c’est dans une autre direction qu’il va s’orienter, aidé par Julia, se décidant à révéler ses liens familiaux avec le fameux signe-tatoo. Elle ne lui dit pas tout, ce n’est pas pour cela qu’il n’est pas suspicieux. En tout cas, la série connecte ses personnages de façon encore plus inexorable, sans enlever sa couche de mystères. Julia ayant aussi le tatouage, difficile de ne pas se questionner sur ses motivations, et le pourquoi elle décide de fournir une piste à suivre à Duke. Elle sait donc plus qu’elle ne veut bien le dire, tout comme on peut à ce stade supposé qu’elle ne souhaite réellement en rien à voir avec cette histoire (le fait que la tatouage disparaisse de sa peau jouant entre la symbolique et les « troubles »).

Dans cet ensemble, Audrey est complètement déboussolée suite à la révélation du précédent épisode : elle est Lucy Ripley. Résultat : elle se montre assez passive, cherchant sa place et tentant d’aider, mais se montrant majoritairement impuissante face à tout ce qui se passe. Au fond, c’est un peu le cas de tout le monde, vu qu’il s’agit plus d’informations leur tombant dessus.

Enfin, après tous ces déboires, Nathan et Audrey vont jouer cartes sur tables, lui révélant qu’il sent son toucher et elle qu’elle est Lucy Ripley, pour nous emmener au cliffhanger de fin d’épisode, et de saison : l’arrivée de l’agent Audrey Parker à Haven…

« Spiral » met un point final à cette première saison de Haven, en affirmant qu’il y a clairement une idée d’où la série doit aller. L’épisode doit finalement en faire beaucoup, et l’ensemble manque d’une certaine maitrise, mais clairement pas de bonnes intentions. Il y a en tout cas tout ce qu’il faut pour être intrigué pour la suite.