hell on wheels 101

Lundi 7 novembre 2011 à 11:23 | 6 commentaires | | | |

Hell on Wheels – Pilot (1.01)

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1865. Cullen Bohannon se rend dans l’Iowa pour trouver du travail sur le chantier de construction de la ligne de chemin de fer transcontinentale. Dans le Nebraska, Lily Bell et son mari tracent des cartes pour le passage du train quand les indiens les attaquent.

Nouvelle série de la chaine AMC, Hell on Wheels est un western qui prend place en 1865, à la fin de la guerre civile américaine. Nous suivons Cullen Bohannon, un ancien soldat confédéré qui est à la recherche des soldats de l’union qui ont tué sa femme après lui avoir fait subir les pires horreurs.

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C’est ce qui le mène à Hell on Wheels, une ville itinérante qui accompagne la construction de la ligne de chemin de fer transcontinentale. Cullen se fait rapidement engagé, se retrouvant à la charge de la main d’œuvre de couleur – à cause de son statut d’ancien propriétaire d’esclaves.

C’est donc une série qui se propose de nous parler de vengeance avec comme toile de fond un pays en pleine mutation, car c’est ce que représente ce chantier, l’avenir des États-Unis. Cela se fait par le sang et la corruption, comme nous l’explicite un peu trop clairement Thomas « Doc » Durant – l’homme derrière ce colossal projet de construction. Il faut dire que le fantôme de la guerre plane encore fortement et cela guidera vers la violence une partie des personnages présents dans ce premier épisode.

Nous avons donc une introduction qui cherche à poser plus que les motivations de Cullen Bohannon. Dans ce sens, il faut d’ailleurs se tourner davantage vers Durant ou Robert Bell, un traceur de carte qui se fait attaquer par des indiens et dont la femme, Lily, a survécu, emmenant avec elle son travail. Le train est alors ce qui s’annonce comme le plus intéressant ici, étant donné que l’histoire de vengeance montre rapidement ses limites. Il y a tout de même une révélation finale qui laisse supposer que pour compléter son œuvre sanglante, Cullen devra s’en prendre à un personnage clé qui nous est inconnu pour le moment.

Le travail d’exposition accompli par ce pilote est assez exhaustif dans un sens, puisque les protagonistes ne se révèlent pas des plus complexes. On peut espérer que ça changera par la suite, car l’utilisation de clichés du genre est certes un moyen rapide de définir le type de personnes à qui l’on a à faire, mais ça se montre assez limité quand il s’agit de crédibiliser le tout. Derrière certaines caricatures et autres dialogues un peu trop éloquents, Hell on Wheels possède tout de même un certain potentiel qui se ressent particulièrement dans certaines scènes courtes, mais à l’impact indéniable.

Globalement, ce premier épisode n’est pas le plus engageant qui soit. Si on a des affinités avec le genre, il y a un risque d’être rebuté par certains abus iconographiques servant surtout à prendre des raccourcis scénaristiques. De plus, Anson Mount – dans la peau de Cullen Bohannon – peine à trouver le bon dosage entre les clichés qu’il canalise et la subtilité que requiert son rôle. Cela dit, Common ou Dominique McElligott compensent quelque peu, tandis que Colm Meaney s’impose grâce à son charisme qui lui permet de dépasser la mise en scène théâtrale qui semble accompagner sa partie de l’intrigue.

Au final, Hell on Wheels a besoin de trouver rapidement un bon équilibre et doit s’affranchir de sa tendance à plonger dans les facilités sans trop réfléchir. Il y a un potentiel certain et une palette de personnages qui ne demandent qu’à s’étendre et à se complexifier, ce qui devrait être suffisant pour motiver à en voir un peu plus, pour peu que l’on aime les histoires de ce genre.

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