Marti Perkins, étudiante en droit à Lancer University, découvre que sa bourse a été annulée, et que sa mère négligente, mais pleine de bons sentiments, lui a dissimulé l’information pour ne pas l’inquiéter. Pour poursuivre ses études, Marti doit se dégoter une nouvelle bourse, et c’est là que s’offre à elle l’opportunité de rejoindre les Hellcats, les cheerleaders de l’université, groupie de joueur de football aux yeux de la jeune femme. Elle fait alors ses premiers pas dans un monde de compétition acharnée, se liant rapidement avec la capitaine Savannah, malgré une première rencontre désastreuse, mais se crée une ennemie redoutable en la personne de Alice.

The CW décide de nous emmener dans le monde impitoyable du cheerleading, démocratisé par le film Bring It On – American Girls chez nous -, dont on fait comme s’il n’y avait pas 4 suites, ainsi que par le costume d’une certaine Claire Bennet (bien qu’il faille noter que Hayden Panettiere est dans Bring It On 3). Difficile de ne pas passer par le parallèle complètement assumé vu que la pochette du film est la guest star de l’épisode, avec un plan de deux secondes, mais quand même.

Quoi qu’il en soit, rien ne prédestinait Marti Perkins à se retrouver membre des Hellcats, si ce n’est préférer passer ses heures à l’entrainement pour une bourse au lieu de travailler pour payer sa scolarité. Chance pour elle, il se trouve qu’elle a un passé de gymnaste lui permettant ainsi de faire des sauts et de bouger ses fesses en cadence, comme la caméra aime nous montrer. Chance pour nous, ce n’est pas si terrible que les premières images l’annonçaient, même si cela n’en est pas pour autant bon.

S’il faut bien entendu oublier la voix off de début et fin d’épisode, qui est une très mauvaise idée, la plongée dans l’univers de Hellcats se fait en mode automatique, le pilote suivant tous les codes du genre sans réellement se donner la peine d’y instiller une once d’originalité ou de surprise. Qu’il s’agisse de Marti et de sa découverte de ce nouvel univers, Savannah et ses belles dents blanches qui brillent comme ses bonnes intentions, ou de la vipère Alice, les cheerleaders (au féminin) n’ont pas l’occasion de s’affirmer, juste de se présenter. Même combat pour les mâles, en moindre quantité. Dans tout cela, il y a quelques scènes sans intérêts, pour nous introduire le futur coach de l’équipe de football, le boyfriend de l’entraineuse des cheerlearders et le responsable de l’université. Cela ne sert strictement à rien, si ce n’est éviter d’avoir à offrir des introductions dignes de ce nom aux personnages.

Les jeunes sont de toute façon le cœur de cette série, où les romances, les coups bas, et les nouvelles amitiés sont orchestrés sans un faux pas. Tout le monde fait ce qu’il a à faire, usant de vieux classiques (ouh, elle se fait piquer son peignoir !) sans même se sentir honteux d’utiliser un cliché plus que dépassé.

Hellcats délivre exactement ce qu’on attend d’elle. Sans surprise, ce n’est ni bon, ni original. C’est simplement fade et sans saveur, mais non douloureux. C’est peut-être finalement là que la série s’en sort le mieux, parvenant à ne pas être aussi pénible qu’elle aurait pu l’être.