Heroes – The Line (2.06)
De retour parmi nous, je reprends Heroes, et je dois admettre que c’est dans un esprit mitigé que je me retrouve devant mon écran pour cette review. Avec le retard accumulé ces derniers temps, Heroes est loin d’être la série que j’ai envie de faire passer en priorité. D’abord, car je m’en fiche, et ensuite, car je m’en fiche. Pour la petite histoire, je me suis à moitié endormie devant l’épisode 5, il est par conséquent assez évident que je n’attends pas mon épisode chaque semaine.

J’ai lu ce matin que Tim Kring faisait des excuses :

Il s’excuse du rythme trop lent de ce début de saison : il s’est déjà excusé pour ceci la saison dernière. Tim Kring ne comprend définitivement rien. C’est pour cette raison qu’on commence donc un peu à relier tout le monde avec tout le monde, et à faire monter la pression. La pression, elle monte donc tellement lentement qu’on s’en rend à peine compte. Je ne pense pas que faire des excuses pour incapacité scénaristique soit très logique, ou très bon. Il faut simplement virer le personnel (et Tim Kring, pourquoi pas ?). Deux ans d’affilée la même erreur, c’est limite quand même. Cela signifie-t-il que ce sera mieux après ? Au vu d’Heroes, et de sa notion d’action, je ne pense pas.

Il s’excuse que le but de la saison n’est pas été dévoilé plus tôt : la saison dernière, on savait que NY allait exploser. Dans cet épisode, nous apprenons grâce à Peter que NY – toujours NY – va être victime d’un virus. D’un truc à la 28 jours plus tard. A moins que ce soit 28 semaines plus tard qu’est vu le scénariste. On s’en fout, le premier est bien meilleur. Est-ce censé être motivant ? Suis-je la seule à penser qu’il y a d’autres villes ? C’est un peu comme Jack Bauer et L.A. cette histoire. On sait que la série ne se veut pas crédible. Est-ce une raison pour rajouter encore un défaut à la liste sans fin ?

Hiro est resté trop longtemps dans le passé : bon, il y est encore dans cet épisode, et ce qui s’y passe n’est pas intéressant. Et en plus, c’est tellement bourré d’incohérences chronologiques cette histoire avec Ando qui lit les aventures de son ami que je refuse de m’y arrêter. Mais, oui, on a joyeusement perdu notre temps. Au moins, on a pu voir David Anders, ma foi. Un acteur qui joue bien dans Heroes, ça se savoure quand même.
-Les nouveaux personnages ont été mal introduits : sauf Kristen Bell, apparemment. Tim Kring croit donc que pour introduire un nouveau venu dans son monde, il doit être lié à un autre de ses perso. Selon mon opinion, cette théorie est tout à fait fausse. Si les scénaristes savaient écrire, peut-être aurions-nous pu trouver intéressant de suivre les aventures d’un nouveau Hero. Un peu comme lire les aventures d’un X-Men qu’on ne connaît pas encore. Ça arrive, du moins ça arrivait. Le problème de Maya et d’Alejandro, c’est qu’ils ne font rien, tournent autour du pot, sont inintéressants. S’ils étaient tout ça, avec ou sans Sylar, cela aurait pu être bien. Avec Sylar, c’est toujours aussi mauvais. Car, franchement, on s’en fout comme de l’an 40. Tout ce qu’on veut, c’est qu’on les zigouille. La cousine à Micah m’est bien plus sympathique, et cela n’a clairement rien à voir avec son lien de parenté.

Les histoires d’amour, les scénaristes d’Heroes ne savent pas faire : d’un côté, s’excuser pour ça, après tout le reste, c’est un peu une blague. A partir du moment où ils ne sont pas foutus de bien introduire un personnage, ou de nous pondre une intrigue intéressante, je vois mal comment ils pourraient rendre les ébats amoureux de Claire ne serait-ce que regardable. Cette semaine, d’ailleurs, elle réussit à devenir cheerleader. Une histoire dont on se fout éperdument.

Tim Kring ne s’excuse pas pour ne pas donner assez de scènes aux seules histoires qui en valent la peine : ce qui semblait foireux, j’ai nommé la Company (trop original comme nom) se révèle être ce qu’il y a de plus intéressant. Avoir de la sympathie pour le Pr. Suresh est preuve de réussite à la base. La raison de cette sympathie est qu’il appartient à la seule intrigue digne d’intérêt. OK, le mot intrigue est un peu fort, mais disons au seul pan scénaristique qui se laisse voir, sans qu’on ait l’impression perpétuelle d’être pris pour des idiots. HRG, et le Haitien, sont partis à la recherche des peintures, et même s’il faut tout un épisode pour y parvenir (on est à Odessa, Ukraine, je le rappelle), la façon dont s’est fait à le mérite de développer un peu le personnage, et cela donne le change.

Cette semaine, il s’agit encore d’un épisode où il ne se passe rien, marque de fabrique de Heroes, que ce soit en début ou fin de saison. Car Tim Kring peut tenter de duper les fans, mais pas moi. J’ai vu la saison 1, je m’en rappelle. Ils nous ont fait le coup pendant toute la saison.

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CaroleC
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