Heroes – Building 26 (3.16)

Le président lance une enquête pour découvrir ce qui se passe réellement sous le commandement de Nathan. Claire tente d’aider un autre heroes malgré les oppositions répétées de son père. Sylar poursuit sa route en compagnie de Luke.  Hiro et Ando sont en Inde pour empêcher un mariage et accomplir leur destin.

Histoire d’éviter de nous surmener, comme cela avait été annoncé, nous avons moins de story-lines par épisodes. Malheureusement, le choix de celles qui sont représentées aujourd’hui n’est pas le plus équilibré qui soit, car il y a un manque de rythme assez dérangeant.

On commence par Claire qui continue d’être source de problèmes. En fait, son histoire va souffrir du même mal que celle de Nathan : tout est trop mis en scène. Les éléments s’emboitent trop bien, les plans sont suffisamment longs pour que l’on comprenne exactement ce qui se passe – au cas où on aurait du mal – et les dialogues explicitent le reste. C’est du typique Heroes, on nous prend pour des idiots.

Donc, pour Nathan, c’est la même chose, mais en bien plus grossier encore. Voilà que Moira Kelly vient jouer la représentante de je ne sais plus trop quoi. Forcément, au lieu de montrer les vidéos explicitant les pouvoirs de ceux qu’il poursuit, Nathan se contente de sortir des banalités affligeantes. Et ce, jusqu’au drame. C’est tellement mal orchestré que les réactions qui suivent en sont péniblement risibles.

En parallèle, Hiro et Ando sont en Inde. On ne cherche pas à savoir comment ils sont arrivés là, mais ils y sont. En deux coups de cuiller à pot, ils trouvent leur mission et l’accomplissent. Qu’ils croient ! Bien entendu, au milieu de tout ça, on nous colle une sorte de petite rivalité entre les amis. Hiro étant obsédé par la destinée et Ando voulant montrer que lui aussi il en a une grosse paire. Au final, tout ça pour un fax, mais bon, Hiro il a joué à l’hero without Powa ! du coup, il a quand même réussit quelque chose.

Pour finir, la seule véritable bonne storyline de l’épisode, Sylar et Luke en road-trip. La relation qui se forme entre eux deux permet d’offrir au grand méchant de la série des scènes inédites. C’est assez intéressant, car pour une fois, son évolution est insinuée en douceur, alors qu’auparavant  tout se faisait tellement brusquement que c’en était ridicule.

Un épisode relativement moyen qui ne captive pas. Le ralentissement du rythme est volontaire, difficile de le cacher, mais ça aurait pu passer avec beaucoup plus de facilité si l’écriture de certaines scènes n’était pas si mauvaise. Ce n’est pas catastrophique, si par la suite cela nous mène quelque part. De même, ce « Rebel » mystérieux sent le twist pourri comme ce n’est pas permis, mais espérons que je me trompe.