Mohinder rejoint Arthur Petrelli qui le recrute en enlevant les capacités de Maya. Sylar part à la recherche de son frère. Elle a perdu le contrôle de son pouvoir, avec Claire, elles décident de se rendre à Pynehearst, espérant y trouver une solution à leur problème.

À l’origine de la série, Mohinder était une sorte de génie de la génétique suivant les traces de son père. L’histoire nous aura montré que certes, il connaît quelques trucs sur l’ADN, mais surtout qu’il n’est pas franchement très futé. Il n’arrête pas de faire n’importe quoi, réfléchissant après coup, bien souvent trop tard pour pouvoir remédier à ses bévues. Peu importe qu’il s’en rende compte, car il ne cesse de recommencer. Le voilà donc chez Arthur Petrelli, le « Vilain » de la saison. Certes, on pourrait le remercier de nous débarrasser enfin de Maya, même si elle était devenue tellement obsolète que sa présence n’était plus vraiment source de désagrément. À part ça, il va réussir à mettre Sylar K.O. avec ses pouvoirs… il faut bien faire avancer l’histoire, et puis, on n’est plus à une incohérence près.

Sylar, justement, reçoit une visite de sa mère en rêve. Il part donc sauver Peter. Résultat, il finit par rencontrer papa. On se doute à l’avance que son énième retournement n’est pas définitif, qu’il rejoint le camp des « vilains » une fois de plus parce qu’il a un plan. Enfin, c’est un peu ce que l’on veut nous faire croire quand il ne tue pas Peter.

Ce dernier, chanceux, tombe presque dans les bras de sa nièce qui arrive pile au moment où l’on balance des corps par la fenêtre du 7 ème étage de l’immeuble. À noter que cela ne dérange pas particulièrement, car personne ne sort pour venir en aide à la malheureuse victime, ou juste pour satisfaire la curiosité morbide qui les habite.

Bref, durant l’épisode, Claire part en voyage avec Elle qui a perdu le contrôle de son pouvoir. Toujours aussi réfléchies, les deux blondes prennent l’avion. C’est vrai que lorsque que l’on est un générateur électrique en surtension prêt à exploser à n’importe quel moment, on pense tout de suite que l’avion est le moyen de transport le plus sûr.

Les deux lumières vont donc à l’ennemi, et sans le corps de son oncle qui lui tombe au pied, Claire serait peut-être elle aussi en pleine réunion de famille. Mais ce ne sera pas pour cette fois. Nathan, pour lui, c’est programmé pour le prochain épisode, car comme tous les Petrelli, il se jette sciemment dans la gueule du loup.

Il ne faudrait pas oublier de finir par Matt qui retrouve Daphné et ils joignent force pour faire on ne sait pas trop quoi. Son père est mort, d’ailleurs, mais c’est un détail.

Hiro et Ando sont toujours en Afrique et finissent par manger l’infâme nourriture qui transforme tout Heroes en précognitif.

Bref, ce chapitre « Villains » commence plus à ressembler à Petrelli Vs. Petrelli, ou « jusqu’où un divorce mal gérer peut aller ». Ce dernier épisode est aussi frustrant que le précédent, dans le sens où l’on sait qu’une chose doit se produire, mais que ça traine tellement des pieds que finalement, rien de particulier ne se produit. Enfin, si, je ne vais pas faire la mauvaise langue, mais c’est un peu comme si les scénaristes avaient un seul truc à faire et que ça devait se dérouler dans le dernier épisode. Entre temps, il faut combler les trous, faire un remplissage efficace. Malheureusement, l’efficacité est absente, car le manque de suspens est vraiment énorme. Au lieu de jouer à qui est le gentil ? et qui est le vilain ?, il aurait fallu instaurer de véritables enjeux comme « sauver NY de l’explosion », du genre concret pour le spectateur afin qu’il puisse sentir la pression monter…