Heroes - How to Stop an Exploding Man (1.23)
La saison 1 de Heroes touche à sa fin, et l’intrigue de l’explosion de New-York avec. Pour ne gâcher la surprise de personne, je ne vais pas trop parler de l’épisode, comme j’ai tendance à le faire habituellement. Je vais, pour l’occasion, parler de ce que j’en ai pensé et faire un petit bilan de saison.

Heroes n’était pas le final de saison que j’attendais le plus avec impatience. D’abord, car Gilmore Girls se terminait et dire adieu à des personnages que l’on a suivi pendant 7 ans est bien plus important qu’un final de saison basique. Ensuite, mon coup de cœur de l’année aura été Friday Night Lights et bien qu’ayant commencé la série très très en retard, j’étais bien plus motivé par cette dernière que par Heroes.
Je n’avais donc par réellement d’attente, si ce n’est un peu d’action, quelques explosions et la résolution de quelques mystères.
La seule véritable révélation de cet épisode sera d’apprendre que M. Bennet s’appelle Noah.
Et malgré les promesses d’une fin de saison mettant un terme à l’intrigue, quelques éléments sont laissés en suspens pour maintenir l’attention du spectateur. D’abord, la petite Molly révèle qu’il y a pire que Sylar. Qui ? Nous ne le savons pas. Ensuite, nous avons bien la moitié des Heroes blessés et nous ne pouvons pas réellement savoir s’ils vont s’en sortir ou pas. Surtout qu’on note, avec le fait que DL passe l’épisode à se vider de son sang, alors qu’on pensait qu’il était mort l’épisode précédent, que les Heroes ont un métabolisme hors du commun.
Peter nous fait faire un petit bond dans le passé, nous permettant pour l’occasion de revoir Simone Deveaux, mais surtout son père. Nous allons faire abstraction du fait qu’il est difficile de savoir quel pouvoir Peter a utilisé pour cette manœuvre, vu qu’il était inconscient. Et d’ailleurs, nous ferons abstraction de toutes les erreurs scénaristes liés aux pouvoirs de Peter.
Dans cette scène, Peter va parler à Charles Deveaux et découvrir qu’il y avait une sorte de plan, et que c’est Nathan qui a été choisi alors que Charles aurait préféré que ce soit Peter.
C’est limite incompréhensible, et cela s’ajoute alors à la petite mythologie crée autour de Linderman, d’Angela Petrelli et de tous leurs amis.
Fabien a émis l’hypothèse qu’il y aurait une histoire d’eugénisme, et je trouve que c’est une bonne idée. Mais tout ceci, ce sera pour le chapitre II, je suppose, qui a été baptisé « Generations ».
C’est là qu’interviennent les deux dernières minutes de l’épisode où Hiro se retrouve au Japon en 1640 et qu’une éclipse de Soleil a lieu. J’étais persuadé que cette éclipse ne servait à rien. Les scénaristes aussi, si vous voulez mon avis, mais ils ont dû se ressaisir, après tout, c’est le logo tout moche de la série quand même. Donc, je pense que l’éclipse joue un rôle, soit pour créer une sorte de réunion de Heroes, ou dans le fait d’évènements importants approchant, un peu comme le début d’un compte à rebours (pour notre saison, l’explosion de New-York à éviter) ou bien un petit mixte des deux.
En tout cas, cette scène n’a pas d’intérêt en cette fin de saison, et est là juste pour titiller les fans de la série, faire parler les gens, spéculer, et donner jour à des hypothèses bidons comme je viens moi-même de le faire. Et tout ça, jusqu’à septembre.
Mon verdict sur l’épisode est assez mitigé, au final. Je l’ai trouvé assez pauvre, et manquant singulièrement de rythme. Rien d’imprévisible ou de surprenant ne s’est déroulé. Ce fut donc quelque peu une déception, car même la scène où Peter et Sylar se font face, frôle presque le ridicule et ce n’est alors qu’un sentiment de frustration – encore – qui nous envahit. Il est temps qu’il engage un type qui écrit des scènes d’actions, des vrais !
Heroes aura quelque peu été l’évènement télévisuel de l’année. La série qu’il est bon d’avoir vue.
Pourtant, rien de bien original ou d’envergure n’a émergé de la série. La première partie de la saison trainait des pattes, ne révélait rien, passait d’un mystère à l’autre avec une lenteur déconcertante. Au début, nous ne connaissions pas le visage de Sylar, et au final, nous ne savons même pas à quoi ce petit jeu a servi, à part me gâcher le plaisir de pouvoir admirer Zachary Quinto.
Certains personnages auront connu une assez bonne évolution, tel Matt Parkman, qui ne servait à rien au début de la série. Mais d’un côté, Nathan Petrelli, pourtant incarné par le grand Adrian Pasdar, s’est révélé assez ennuyeux alors qu’il occupe une place importante dès le début. Son personnage aura été manipulé pendant presque toute la saison, et aucun développement ne sera intervenu. Espérons, si nous le revoyons la saison prochaine, que les scénaristes se décident à faire de son personnage autre chose que le frère de Peter Petrelli.
Ce n’est qu’un ou deux exemples pris au hasard.
De même, Claude (alias l’homme invisible) est l’illustration même d’un ratage scénariste. Personnage intéressant, mais éjecté du show de façon radicale, sans véritable justification, ni cohérence. Bien que tout le monde savait que Christopher Eccleston n’allait pas rester dans la série, cela ne justifie pas le mauvais traitement donné à son départ.
Mais les scénaristes ont montré tout au long de la saison que l’éviction des personnages n’était pas leur fort : la mort offerte à certains est des fois bâclée, et même sans impact.
Il y a clairement eu un manque de maitrise de la part des scénaristes. Un virage est pris à la mi-saison, après que l’équipe ait réalisé ses erreurs. Mais même la deuxième partie n’est pas aboutie. La série continue à souffrir de longueur, tente de nous faire croire qu’on avance, mais ce n’est qu’illusion.
Ce n’était pas pour autant désagréable à regarder. Certains épisodes sont même de très bonne qualité, tel Company Man. Mais d’autres, bien en deçà de la moyenne.
La saison 1 de Heroes pourrait simplement se révéler être une saison test, le temps que tout le monde trouve ses marques, et si le concept est exploité à fond, la saison 2 peut alors être excellente et prouver alors que la série est plus qu’un simple produit de télévision, mais une véritable œuvre.

avatarUn article de .
CaroleC
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