Peter arrive dans le futur et se fait poursuivre par Claire et ses acolytes. Suresh tente d’inverser sa formule. Tracy a du mal à accepter qui elle est. Matt voit le futur.

Heroes a toujours fait simple, très simple, mais en donnant l’impression que c’était compliqué. C’est là le seul pouvoir de la série, et elle le perd, car maintenant, ça n’a même plus l’apparence de quelque chose de complexe. La faute incombe à ce titre de Villains et à cette volonté affichée de cataloguer tout le monde de la manière la plus manichéenne qui soit : T’es gentil ou non !

Le truc de l’épisode est donc de jouer avec les bons et les méchants. Qui est quoi et quand ? Pour cela, direction le futur… 4ans plus tard.

Entre teintures capillaires, mariages, bébé, et gaufres, Peter du présent est un peu confus. Il faut avouer que si on l’avait prévenu ça aurait été plus simple, mais les Heroes aiment ne dire que la moitié de ce qu’ils savent. Une sale manie qui permet de trainer des pieds et de marcher à la vitesse du totem de Parkman (y en a qui on du aimer l’histoire de Spider-man par Straczynski).

Enfin bref, dans le futur, 4 ans, c’est peu, mais pas dans la série, car tout ou presque a changé (même la présidence), au point que l’on a l’impression que c’est plutôt 10 ans qui ont passé, mais bon, voyons sur le court terme, car le monde touchera à sa fin si l’on va trop loin. Il est d’ailleurs étonnant que dans sa quête, Peter ne se demande pas exactement comment la Terre explose.

On tourne un peu en rond dans cette histoire qui va finalement servir à faire de Peter un Villain et de Sylar un Gentil, à moins que ce ne soit pas le cas et que Peter arrive là où son nouveau frère à échoué jusqu’à maintenant (pas dans le futur).

Cet épisode nous confirme donc que le but est une nouvelle fois d’éviter que tout tourne mal et pour ce faire, tout le monde cherche une formule, celle qui a fait des triplettes Nicky/Jessica/Tracy des freaks. Quand on y pense, cette idée, plus vraiment originale, permet quand même d’éviter que tous les Heroes soient frères, sœurs, oncles, tantes ou neveu, car s’ils étaient tous descendants du même Heroes originel, bonjours l’évolution. D’un autre côté, c’est le genre de mélange qui pourrait justifier la lenteur d’esprit de certains, dont on taira les noms. On ne va pas leur jeter la pierre.

Pour en revenir à Tracy, le début de l’épisode, un peu brouillon, lui donne l’opportunité d’apprendre quelque chose d’intéressant sur son passé. Malheureusement, une fois de plus, une bonne histoire tourne mal avant d’avoir eu le temps de se développer, et l’on voit tout ça se tourner vers une histoire de futur couple présidentiel. Il ne faut pas perdre espoir, mais cette nouvelle incarnation de la blonde semble jouer au yoyo et à chaque avancée positive, elle semble prête à reculer d’encore plus.

Après l’histoire futuriste bourrée d’incohérences (comme d’habitude), suivie en simultanée par Matt en transe dans le désert, nous revenons à la Compagnie pour la conclusion. En gros, Hiro et Ando doivent libérer la clé du problème : Adam. C’est le cliff de l’épisode, mais ce n’est pas franchement le truc le plus captivant qui soit.

Sans être totalement dénué d’intérêt, cet épisode tourne autour du pot pour rien. Ça se veut compliqué, donc, mais il n’y a rien à comprendre. À force de vouloir tout mélanger pour duper le spectateur, les scénaristes continuent à s’emmêler les pinceaux. L’histoire semble être un simple remake de la saison 1 avec de nouveaux pouvoirs.

Pendant ce temps, Suresh a des allergies.