Hiro a ramené Claire dans le temps, 16 ans dans le passé. Ensemble, ils vont changer l’avenir du catalyseur. Sylar reprend son indépendance. Peter et le Haïtien partent pour Pynehearst dans le but de tuer Arthur. Matt, Ando et Daphné recherchent les dernières pages de la BD d’Isaac Mendez.

L’histoire avance enfin un peu, enfin, pas trop quand même, la série étant éternellement handicapée par sa construction. Si je me souviens bien, en saison 1, les scénaristes alternaient les personnages d’un épisode à l’autre. C’est ce qu’il faudrait ici, car la moitié des intrigues ne sont pas utiles à ce moment de l’histoire.

Par exemple, Daphné, Matt et Ando vont chercher la BD qui leur révèle ce qui se passe dans le passé. Grosse redondance ici, vu que l’on suit en parallèle ce qui se passe justement. Ça ne servait donc à rien.

Il y a 16 ans, Hiro et Claire ont changé les choses. La cheerleader va se rencontrer bébé et changer son avenir. Ne parlons pas paradoxe temporel, nous sommes dans Heroes. En soi, même si cette partie de l’histoire n’est pas très utile, elle se justifie d’elle-même. Ce qui comptait vraiment, c’est Hiro et sa maman, interprétée par Tamlyn Tomita. Mais, même si tout ça, c’est bien gentil, Arthur arrive à la fin, comme par magie. Il faut dire que son plus grand pouvoir est d’arriver, sortant de nulle part, toujours au bon moment. Comment aurait-il pu savoir ? Aucune idée, mais quelqu’un trouvera surement une explication logique à tout ça, seulement, ce ne sera pas moi.

Dans le présent, Nathan fait croire qu’il est prêt à assumer ses choix. Je dis fait croire, car à la vitesse où il change d’avis cette saison, il pourrait bien, dès la semaine prochaine, retourner une fois de plus sa veste. Il est un peu vexé que Tracy, qui n’a pas servi à grand-chose jusque-là, ait décidé de suivre Arthur sans l’avertir. Bouhou. Mais passons, car Nathan découvre que papa veut donner des pouvoirs à tout le monde, mais surtout à son armée privée. Ça ne le dérange pas, car il va parler à un soldat – joué par Chad Faust – qui est totalement convaincu et convaincant. Cela nous mène à la fin de l’épisode avec un nouveau pouvoir super utile. Question : vu qu’il n’est pas possible de prévoir les pouvoirs, comment savoir si le prochain n’obtiendra pas une capacité totalement sans intérêt ?

Pour terminer, une chose incroyable se passe dans l’épisode. En redevenant Bad Sylar, Zachary Quinto a retrouvé son talent. Ses scènes sont vraiment excellentes et son regard de sadique est d’une efficacité diabolique. Heureux de voir qu’il y en a un qui a retrouvé ce qu’il avait vraiment perdu.

Il y a donc de l’idée dans cet épisode. Malheureusement, une fois de plus, la nature même de la série empêche à la sauce de prendre, ruinant quelque peu ce qui aurait pu sauver l’histoire. Tout n’est pas à jeter, mais on risque de piétiner encore un peu jusqu’à la fin du chapitre. Espérons que pour le suivant, les scénaristes sauront y insuffler un peu de rythme.