L’éclipse continue, les Heroes sont toujours sans pouvoir.

Bien que situer dans un monde contemporain avoir tendance « réaliste », cette série montre parfois qu’elle peut totalement assumer son statut « Science Fiction » en créant des éclipses qui durent super longtemps. Dans la réalité, une éclipse totale n’est qu’une question de minutes, mais pas dans le monde d’Heroes.

Donc, plus personne n’a de pouvoirs. Alors, que peuvent faire des Heroes sans pouvoirs ? Pas grand-chose visiblement.

D’un côté, nous avons Claire blessée qui va mourir sur la table d’opération, enfin temporairement. De l’autre, Daphné est handicapée, enfin temporairement. Matt, non, lui, il n’en fait pas vraiment plus. HRG par contre, décide de régler son compte à Sylar. Bien entendu, ce n’est que temporaire. On peut se demander où est la logique dans le fait que des personnages immortels, grâce à leur pouvoir, réussissent à revivre même quand ils sont morts alors qu’ils les avaient perdus. De là, j’en déduis qu’en réalité, les pouvoirs doivent provenir d’un parasite qui réussit à survivre même quand l’hôte est décédé.

Sinon, histoire de perdre encore plus de temps, Peter, Nathan et le Haïtien combattent Luke Cage devenu méchant dictateur dans une petite bourgade haïtienne. Au final, Nathan joue une fois de plus à la girouette… surprise ! non…

N’oublions pas Hiro qui relit les comics d’Isaac Mendez. D’ailleurs, kudos à Joe Pokaski et Aron Eli Coleite qui expliquent comment la BD a survécu à la mort de son auteur. Ça n’est pas assez pour excuser la moitié des incohérences de l’épisode, mais c’est déjà bien de l’avoir fait.

Je pense que je n’oublie personne, enfin, à part Mohinder, mais il y a encore moins à dire sur lui que sur les autres.

Au final, cette seconde partie confirme l’inutilité totale de ce dytique pathétique. L’histoire de ce « chapitre » est quasiment terminée et il ne doit pas rester grand-chose à raconter, du coup, on nous balance cette éclipse qui n’a fait que ralentir l’action. Certes, on pourrait disserter sur l’impact de tous ses évènements sur Sylar, mais le personnage est tellement peu captivant que l’on ne fait même plus attention au jeu atroce de Zachary Quinto.

Le seul point véritablement positif de l’épisode reste la participation de Seth Green et de Breckin Meyer – et peut-être de l’épouvantail de Daphné, quel acteur celui-là !