Upon This Rock (4.13)

Heroes - Upon This Rock (4.13)

Claire est toujours avec Samuel, mais quand celui-ci s’absente, elle cherche à découvrir ce qu’il prépare. Hiro réapparait au Japon, mais sa maladie a empiré et Ando peine à le comprendre.

Pour son retour, Heroes n’a rien changé. Nous conservons le même rythme, Samuel dégage toujours cette étrange ambigüité qui le rend aussi irritant qu’il semble indécis, et Claire joue à la grande.

Il n’aura donc pas fallu longtemps à Claire pour comprendre que quelque chose ne tournait pas rond, ce qui est presque un miracle pour elle. Il faut dire que cette saison lui a donné une assurance qu’elle manquait auparavant et qui trouve son énergie dans un ressentiment pas vraiment injustifié contre son père. Elle veut donc prouver qu’elle est grande et Samuel joue à merveille sur la corde de la liberté de choix que Noah a tellement retenue auparavant.

Malheureusement, comme je le disais, le rythme est toujours le même et la retenue de Lydia à révéler ce qu’elle sait sur la mort de Joseph va faire trainer les choses plus que de raison. Enfin, une raison, il doit bien en avoir une, tout comme pour le petit voyage que fait Samuel, rendant visite à Emma pour la convertir et lui demander de l’aide pour ramener une autre personne « spéciale ».  Dans le cas présent, on envierait presque Emma qui peut se passer du ton sirupeux de Samuel, bien qu’elle n’échappe pas au discours hippie trop beau pour être vrai.

Il faut avouer que Samuel se répète à outrance, comme s’il n’arrivait pas à se convaincre lui-même. On lui reconnaitra quand même un certain talent pour la manipulation, bien qu’il semble surtout capable de détecter les gens qui n’ont pas assez de jugeote pour voir clair dans son jeu (cf. miss Claire Bennett).

À côté de ça, nous avons Hiro qui débloque et qui va finir par réussir à faire comprendre à Ando qu’ils doivent partit pour une nouvelle aventure. Ceci ne sert que d’introduction, c’est évident, mais on appréciera l’utilisation de l’aspect ultrageek du personnage, bien qu’Hiro peut probablement pousser les analogies dans des contrées moins mainstream – mais il faut que le spectateur lambda ne soit pas trop perdu.

On finit l’épisode par l’enterrement de Nathan. Enfin ! Cela a tellement mis de temps à se réaliser que l’on ne peut pas vraiment être surprise de l’inefficacité totale de la scène sur le plan émotionnel. Ce sont certainement les funérailles les moins poignantes que la télévision américaine ait données pour un personnage principal. Pourtant, il y avait les fusils et les avions. Il manquait peut-être la musique et les larmes.

Bref, l’épisode nous replonge sans soucis dans ce que l’on a eu durant toute la saison. La suite, immédiatement.

Let it Bleed (4.14)

Heroes - Let it Bleed (4.14)

Sylar se rend au Carnival pour obtenir de nouveaux pouvoirs, mais va découvrir autre chose. Claire et Pete tentent de faire le deuil de Nathan. Noah et Lauren capturent Edgar et essaient de le faire parler.

Heroes à la sale manie de forcer les situations au lieu de les laisser prendre forme logiquement. Dans cet épisode, on a plusieurs illustrations de cela et ce n’est pas brillant.

Le plus flagrant est avec Peter. Ce dernier est rongé par l’envie de se venger. Avec Claire sur son dos, il va nous entrainer dans du grand n’importe quoi qui se produit uniquement pour permettre au scénariste d’illustrer son point de vue. Alors, comme ça, en pleine soirée, un homme pète et un câble et décide de tirer sur ses anciens collègues de bureau – restés au travail plus longtemps juste pour l’occasion. Peter qui n’a plus que le pouvoir du Haïtien (ce qui ne sert pas à grand-chose ici), va jouer aux superhéros. Forcément, tout ceci est grossièrement mis en scène, avec le tueur qui revient sur ses pas, juste pour que Claire puisse assister à la scène. En fait, toute cette storyline est mauvaise, car Claire y est la voix de la sagesse qui doit remettre son oncle dans le droit chemin avant qu’il n’aille trop loin. D’habitude, Peter est plus intelligent que cela, mais cette histoire de culpabilité surdimensionnée commence à réellement le tirer vers le bas. Sans parler du fait que, dans le fond, il ne pouvait pas sentir son frère.

Dans le même esprit de mise en scène abusive, voilà qu’Edgar réapparait, sorti de nulle part, juste pour attaquer Noah. Le but maladroitement avoué est juste de fournir une illustration au parallèle fraichement établi entre ce que fait Samuel et un culte. Ainsi, The Carnival est une secte. Ce n’est pas bête de montrer cela de cette manière, surtout que ça justifie le comportement des gens qui y vivent. Il est dommage que l’on ait tardé à aborder cet angle.

Au Carnival, justement, comme par hasard, Sylar réapparait, car il fallait bien qu’il fasse ça quelque part ! L’idée ici est de lui trouver une nouvelle voie à suivre et, par la même occasion, de permettre à Samuel de nous saouler encore avec ses analogies et plans pour l’avenir et blah blah blah… Samuel quoi.

Épisode de transition typique, on nous installe de grossières situations pour pousser certains personnages à découvrir de nouvelles destinations ou pour comprendre où ils avaient faux. Le problème est certainement qu’aucun soin n’est porté à la construction narrative. On nous pose les protagonistes où il est nécessaire, sans rien derrière, ni devant. Ceci étant amplifié par la façon dont on nous sort les personnages de manière presque aléatoire, Sylar par-ci, Edgar par-là, pas d’Hiro, toujours Claire. La prochaine fois on va nous ressortir Matt de façon à justifier sa présence au générique pour mieux le jeter afin de faire de la place à Mohinder. Tout ceci a pour but de tenter de combler le manque total de direction du début de saison.

Enfin bref, du Heroes tout craché. C’est probablement plus irritant à cause du visionnage de deux épisodes successifs.