Hiro, en état de transe, assiste aux évènements passés qui ont conduit à la pseudo-mort d’Arthur Petrelli. Il voit également le moment où Sylar est réellement devenu un tueur et ce que Meredith du faire pour son frère.

Une fois de plus, histoire de renforcer les dernières créations de l’histoire qui semblent les plus invraisemblables, Heroes nous emmène dans le passé pour composer de nouvelles origines et de nouveaux rebondissements. Pour ce faire, Hiro est envoyé par Usutu dans un voyage temporel vi ses rêve et sa mixture psychotrope, le tout lui donnant une vision multiplexe, HD et multiangle, mais sans director’s cut.

Il semble qu’il fallait tenter de justifier le voyage d’Hiro en Afrique, car s’il y avait eu un souci de réalisme à un moment où un autre, nous aurions juste eu des flashbacks sans cette histoire de patte à mâcher magique.

Nous suivons donc trois histoires.

La première tourne autour de la mort du père de Nathan et Peter. Enfin, quand ils croyaient qu’il était mort. C’est assez pratique, car ça permet de justifier son retour avec un peu plus de crédibilité, tout en appuyant le comportement d’Angela. Bien entendu, cela va créer quelques incohérences vis-à-vis de ce qui s’est passé dans la série plus tôt, mais on peut s’en accommoder, car si l’on regarde encore la série à ce niveau là, c’est que l’on n’est pas spécialement regardant sur la continuité et la logique de l’histoire.

Cette intrigue est un peu poussive, manque cruellement de subtilité, mais apporte quand même ce qu’il faut pour répondre à quelques questions, notamment sur les raisons qui font qu’Angela a tant peur de son mari.

Du côté de Meredith, difficile de savoir ce que cela est censé nous amener. Elle se retrouve avec Thomson, mort depuis longtemps, et on finit juste par apprendre qu’elle croyait que la compagnie avait tué sa fille. Il y a aussi cette filiation avec Flint qui servira peut-être à quelque chose par la suite.

Enfin, nous suivons Elle qui faisait équipe avec HRG pour pousser Sylar à bouffer le cerveau d’un autre. On réécrit l’histoire de manière abusive, mais là encore, il est probable que ça serve à quelque chose plus tard. Le truc, c’est que Sylar aurait dû détecter depuis le départ qu’Elle avait une habilité, à moins que j’aie raté quelque chose. Cela n’est finalement pas important.

Bref, on nous fabrique un passé de toutes pièces. Ça tient à peine debout, mais là n’est pas le but. Il faut juste que ça ait l’air crédible pour la suite. Bon, c’est raté pour ça, mais je dois être totalement blasé de toute façon pour ne plus vraiment en tenir rigueur à la série. Le principal reproche qu’il faut formuler à cet épisode, en dehors des habituels, c’est que ce n’est pas très captivant, au contraire. Parfois, moins en dire vaut mieux que trop en raconter – les auteurs de la série devraient méditer là-dessus.