homeland 101

Lundi 3 octobre 2011 à 9:10 | 22 commentaires | | | |

Homeland – Pilot (1.01)

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Porté disparu en Irak depuis 2003, le sergent Brody est aujourd’hui retrouvé suite à une opération menée contre un camp de terroristes. Il revient au pays en héros, mais l’agent de la CIA Carrie Mathison est persuadée qu’il y a plus derrière tout cela. Elle commencera alors à surveiller Brody.

Basée sur la série israélienne Hatufim, aka Prisoners of War, Homeland est un thriller psychologique d’espionnage qui se propose de nous entrainer dans ce qui se présente comme un complot terroriste très élaboré.

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Nous suivons alors le sergent Nicholas Brody (Damian Lewis) qui vient tout juste d’être secouru, alors qu’il a été capturé en 2003 lors de l’invasion de l’Irak. Il est bien entendu accueilli comme un héros, mais il est surtout question pour lui de reprendre une vie normale – au premier abord.

C’est là qu’intervient Carrie Mathison (Claire Danes), agent de la CIA, qui est dès le départ convaincue qu’il y a derrière toute cette affaire quelque chose de suspicieux. Elle commence alors à mener illégalement son investigation.

Ce pilote a donc pour but de nous montrer que les suspicions de Carrie sont probablement légitimes. La série ne parait cependant pas destinée à être du genre qui donne des réponses facilement et, si cette introduction nous pousse à penser que Brody n’est pas net, Carrie ne l’est pas plus que lui. En fait, elle est complètement instable et obsessionnelle, ce qui fait que l’on en arrive à douter d’elle alors que les prémices du show ne laissent planer aucun doute sur l’existence d’une forme de complot.

En tout cas, la mise en place ne perd pas trop de temps, mais profite du format de la chaine (Showtime) pour ne pas être trop précipitée. Ainsi, il y a assez d’espace pour installer des personnages secondaires comme Jessica Brody (Morena Baccarin), la femme du sergent, qui fera impression sans tarder. Saul Berenson, le mentor de Carrie trouvera sa place plus tardivement, mais son interprète, Mandy Patinkin, n’a pas perdu son incroyable charisme qui compense largement le manque d’exposition.

L’univers d’Homeland possède des bases qui sont bien introduites et qui montrent que la partie psychologique de ce thriller a de la ressource. Comprendre Brody ne sera pas une mince affaire, que ce soit à cause des mensonges qu’il raconte ou parce que ses motivations ne risquent pas d’être dévoilées d’ici tôt. De même, si Carrie poursuit son chemin comme elle le fait jusqu’à présent, il sera difficile de ne pas questionner toutes ses interprétations. Saul devrait être là pour faire la part des choses, espérons-le, sinon cette histoire pourrait sans tarder devenir un véritable puzzle insoluble pour paranoïaques.

Au final, avec son casting des plus solides, Homeland s’annonce comme étant une série ambitieuse pouvant sans trop de difficultés délivrer la dose de suspense et de faux-semblants qu’elle promet. Les bases de son univers sont ici installées rapidement et efficacement, mais on ne peut pas vraiment savoir dans quoi on s’engage réellement. Cela alimente la curiosité autant que les questions sur les réelles possibilités du show sur le long terme. Homeland démarre en tout cas très bien et intrigue suffisamment pour faire naitre une légère impatience en attendant la suite.

Cet article a originellement été publié le 13 septembre 2011.

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Homeland
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