Quand Ted rencontre une belle jeune femme s’opposant à la construction des nouveaux bâtiments GNB, il se demande s’il doit vraiment prendre le poste.

J’ai déjà évoqué, au cours de ce début de saison, la volonté de la série à revenir vers ses fondamentaux. En visionnant cet épisode je l’ai silencieusement remercié d’aller à ce point dans mon sens, ne serait-ce que par ce premier plan sur les enfants de Ted qui doivent d’ailleurs avoir bien grandi depuis, ou par le retour du vocabulaire « barneysien », un legendary en suspens qui manquait grandement au show. Le flashback revient également à la mode, même si l’effet de suspens ne marche plus aussi bien, notre faute à nous, spectateurs, qui commençons à bien percevoir les mécanismes construisant un épisode. On ne peut toutefois s’empêcher de penser que, concernant leurs guest-stars, les scénaristes gâtent bien plus les ananas que les actrices importées de séries médicales.

Si la fraîcheur n’est plus, la storyline de Ted comporte quelques scènes très efficaces, la rencontre avec Zoey notamment. Si le caractère acharné de la jeune fille, ainsi que sa passion sans bornes pour l’architecture peuvent sembler un peu faciles, c’est bien ce qui tourne autour du narrateur de la série qui aide à faire passer la pilule, que ce soit ses costumes ridicules ou son choix cornélien entre boulot et possible amour. La fin mettant en valeur sa stupidité dans cette situation est d’autant plus bienvenue que j’attendais une conclusion sentimentale où il avouerait son crime et serait pardonné sous une pluie d’accords mineurs joués à la guitare acoustique.

L’épisode se gâte, semble-t-il inlassablement, dès que l’on s’approche de Lily et Marshall ; alors que je me surprenais à penser avec optimisme que l’on avait retrouvé le garçon, mes espoirs s’effondrent grâce à cette storyline catastrophique centrée uniquement sur des parties génitales. La déception est devenue quasi hebdomadaire, mais le plus grave c’est que cela semble contaminer Barney qui, comme allergique à ses deux amis, ne peut s’empêcher de hurler « Boobs » à leur contact. Ce trouble lourdingue du comportement disparaît dès que le personnage se rapproche de Ted, de sa prise de photo clandestine à sa relation avec la lapine, il peut ainsi retrouver la pleine efficacité de son comique.

Finalement, l’histoire de Ted compense largement la partie lourde de l’épisode. Robin est transparente mais là encore, la monotonie de la chose est bien trop ancrée dans les esprits pour avoir le droit à une attention de plus de deux lignes. Ces vingt minutes auront eu le mérite de démontrer efficacement la dépendance totale de Barney aux storylines qui l’entourent.

Et puisque mon courage ne connaît aucune limite lorsqu’il est exprimé par écrit, je mets une grosse pièce sur Zoey comme future « mother ».

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