Lily et Marshall tentent de se mettre d’accord sur le prénom de leur futur enfant. Robin, de son côté, gère difficilement sa colère envers une nouvelle collègue de travail.

Après un épisode construit autour de Ted et de sa quête romantique, en parfait accord avec le postulat de départ de la série, voici en quelque sorte son opposé. Comme le titre le laisse penser, Lily et Marshall seront les piliers de ces vingt minutes, bien épaulés par tous les personnages.

Nous sommes mis au courant, dès les premières secondes, que le couple de la série sera au centre de tous les débats ; pour l’occasion les scénaristes font revenir Claudia et Stuart, personnages qui n’avaient pas sévi depuis environ deux saisons. Leur dispute, assez drôle, donne tout de suite le ton, et insuffle à Lily et Marshall une énergie qui leur fait souvent défaut. Les différents flashbacks et images convoqués seront ensuite presque tous efficaces. Si la storyline se révèle inégale, c’est en grande partie à cause du père du garçon, comme d’habitude tout en caricature.

Si nous n’attendons pas, bien sûr, une série réaliste, il est agaçant de constater comme l’exagération devient monnaie courante, celle-ci débordant largement sur la storyline de Robin et se retrouve symbolisée en la personne de sa nouvelle collègue. Heureusement, celle-ci ne monopolise pas le temps d’antenne et permet de nous rappeler que la jeune fille est présentatrice télé. C’est en utilisant Ted, qui parvient de justesse à ne pas rentrer bredouille de cet épisode, et en assumant la facilité totale avec laquelle cette pseudo-relation va naître, que Robin parvient à exister quelques minutes. Les flashbacks de son histoire avec le narrateur marchent bien et la fin mielleuse nous est épargnée grâce à la vulgarité de Barney, merci qui ?

Ce dernier justement tente de fonctionner en tant que faire-valoir, son meilleur costume jusqu’à maintenant. On ne voit rien de bien nouveau dans ce côté là de l’histoire si ce n’est une légère variation bienvenue autour de l’acceptation des challenges.

Un épisode finalement un peu étrange, pas catastrophique, mais pas hilarant. Une certaine routine semble se mettre doucement en place, des efforts sont clairement faits au sein des vingt minutes hebdomadaires, sur le rythme notamment. On saura sur la longueur si la tiédeur imposée par la cadence binaire de diffusion (un épisode stand alone/un épisode qui construit une intrigue) s’avèrera être meurtrière pour le show.

avatarUn article de .
5 commentaires