À la veille de Thanksgiving, un vieil ami rend visite au groupe, son extrême contagion va semer le trouble. Ted tente de préparer un bon repas à ses amis, pour cela il se retrouve obligé de négocier avec sa pire ennemie.

Un épisode de Thanksgiving, deux dindes et une série qui gère pépère son retour en forme, voilà ce qui nous attend cette semaine. En avançant doucement, mais sûrement et en insérant une certaine dose de délire, Ted et ses potes réussissent à maintenir un intérêt qui semblait mort, découpé en rondelles et enterré.

C’est donc Steve qui assure la part de divertissement. Sa seule occupation connue est son passé universitaire en compagnie de Marshall et Ted, alors gros fumeurs de sandwich. Son apparition légèrement feignante, sans aucune justification, est compensée par la bonne idée qui l’accompagne : le garçon est destiné à rater tous les évènements les plus cools, pire, c’est lui-même qui les déclenche en quittant une pièce. Le système de maladie contagieuse fonctionne assez bien, malgré une conclusion aussi facile qu’inévitable, et Jorge Garcia ne se laisse pas faire par sa position fragile entraînée par sa soudaine apparition, notamment en arbitrant un concours de vannes entre Zoey et Ted.

L’engouement retombe un peu justement en ce qui concerne ces deux-là, les poser comme ennemis mortels au début de l’épisode est assez maladroit étant donné leur rapprochement de plus en plus évident. Le calumet de la paix en fin d’épisode ne surprend alors personne, d’autant que le drama autour de la jeune fille ne fonctionne pas franchement. En plus d’une confrontation avec Ted assez faible, et comme toujours infantilisante au possible, il est difficile de ressentir assez d’empathie pour s’abandonner à une tristesse démesurée.

Il est difficile pour les autres personnages de se trouver une place au milieu des quotas de comédie et de drama de l’épisode. Ceux pour qui les enjeux semblent ralentis ou au point mort peinent à exister dès qu’ils n’ont pas de storyline propre. Seul Barney surnage, bien aidé par sa contamination au Blitz et sa position toujours très réussie de victime, les autres sont réduits au statut de faire-valoir pour les vingt minutes.

L’épisode est moins enthousiasmant que ses prédécesseurs, la faute à quelques maladresses dans la relation entre Ted et Zoey et à un équilibre un peu trop binaire des storylines. On ne peut toutefois s’empêcher de penser qu’il est bien sympathique de voir la jeune fille intégrée au groupe… Le rythme enlevé de la fournée hebdomadaire, quelques bonnes lignes de dialogue et un avancement lent, mais certain, laissent toutefois un arrière-goût plaisant à la fin des tribulations du groupe.

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