Zoey assiste au cours de Ted pour détourner ses étudiants du droit chemin qu’il leur avait tracé ; Marshall tente non sans mal de ne pas renvoyer son assistant et Robin intrigue tout le monde lorsqu’elle rentre chez elle au petit matin.

Cet épisode, avec ses défauts et ses sursauts d’ingéniosité, me paraît représenter à merveille ce qu’est en train de devenir la série. En utilisant des mécanismes huilés avec soin pendant cinq années, il commence à devenir difficile de maintenir un intérêt constant.

Cela commence avec Ted dont la parade amoureuse consiste désormais en l’adoption d’une attitude de cour de récréation. Les scènes avec Zoey fonctionnent assez bien grâce à la nouveauté de cette interaction. On ne peut dès lors qu’espérer voir cette relation aboutir à du concret, que la jeune fille soit adoptée par le groupe d’amis permettrait un renouveau bienvenu. Si cette storyline joue la carte de la cohérence, les besoins affectifs de Ted n’ayant pas besoin d’être réévalués, il n’y a rien de mémorable dans ce dressement de moutons contre leur berger en chef.

L’extrême fragmentation des personnages, réunis uniquement par le biais de costumes ridicules, écarte encore un peu plus Marshall, dont les interactions avec le groupe semblent plus que jamais limitées. De plus, il est difficile de se passionner pour le cas de Randy, vague personnage secondaire, vu environ cinq minutes il y a trois saisons et demie. Il occupe ici une place et un enjeu considérable, et si la dernière scène sauve un peu les meubles grâce à Barney transformé pour l’occasion en metteur en scène, la caricature de personnage offerte ici, ainsi que la prévisibilité de sa fin sont difficilement pardonnables.

Ce qui donne une transition parfaite pour parler de Robin, dont la laborieuse storyline s’achève dans le caca, c’est Lily qui le dit, et les couches pour adultes, après avoir dit ça je n’ai même pas envie d’en rajouter une. On notera le retour de sa collègue, apparemment récurrente et pas calmée depuis la semaine dernière.

Il est assez urgent  d’introduire du neuf dans le groupe, de bousculer un peu les personnages et leurs habitudes. Tout ça apparaît de plus en plus tiède ce qui relève de l’exploit étant donné la neutralité de base. Si le show trouve parfois un éclair de drôlerie et de fraîcheur, elle le fait dans la confrontation de ses extrêmes : le dédoublement douceur/folie de Lily notamment et sa parodie assez efficace du Parrain. Lorsque ces fragments sont trop isolés (la collègue de Robin, Randy…) alors la série expose clairement ses penchants les plus catastrophiques.

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