La mère de Barney vend la maison dans laquelle elle a élevé ses deux fils, et toute la bande aide au déménagement. Entre deux cartons, l’occasion est trop belle de faire le point entre mensonges et vérités.

En considérant le retrait de Barney au sein du season premiere et les quelques indices par rapport à la future situation de Ted, on ne peut pas être franchement surpris de la direction opposée prise par ce deuxième épisode.

Si Loretta et James Stinson nous avaient été présentés séparément, la photo de famille imposée par cette vingtaine de minutes est inédite. L’occasion donc de retrouver un Barney sentimental, mais plutôt que le premier degré éparpillé tout au long des deux dernières saisons, l’opposition entre l’attitude du personnage et ce trait de caractère sera utilisée ici comme ressort comique.

L’extrême naïveté de Barney peut sembler bien opportuniste, n’existant que pour satisfaire le quota de comédie de l’épisode, surtout en comparaison de son hobby consistant à manipuler la gent féminine. Pourtant, force est de constater que cela donne naissance aux meilleurs gags de l’épisode, que ce soit l’intrusion hystérique dans la chanson « Stand By Me » ou la course autour de la maison.

Le déménagement tout entier sera donc dirigé vers une prise de conscience du personnage, confrontant sans cesse ce décalage entre une évidente réalité et la vie qu’il s’est imaginée. Ce parcours aboutira à un joli moment entre la merveilleuse, bien que franchement sous-exploitée, Frances Conroy et son fils. Nous assistons finalement à une évolution crédible du personnage de Barney ce qui n’est pas une mince affaire. L’explication sur son éternelle mythomanie parait plutôt convaincante.

Il n’y a malheureusement pas grand-chose à dire des autres storylines tant elles sont inexistantes (Marshall et Lily) ou fainéantes (Robin et Ted).

L’épisode met quand même en valeur l’un des grands défauts de la série : une gigantesque difficulté à faire exister tous ses personnages en même temps. Et ce n’est pas le semblant de cohérence présent dans chaque storyline (l’éventuelle utilité d’un mensonge) qui permet de camoufler le problème, bien au contraire.

Sans trop de surprise, nous avons un épisode qui ne fait pas avancer le schmilblick de Ted mais qui s’avère plutôt efficace, délivrant un équilibre assez juste entre drama et comédie. L’enthousiasme comique de Barney permet de faire passer les retrouvailles un brin lourdes entre James et son père.

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