Si seule Robin traverse la Saint-Valentin en solitaire, le voyage n’est pas de tout repos pour les autres personnages.

Il aurait probablement été difficile de se passer d’un épisode cette semaine car la Saint-Valentin était un prétexte idéal à chaque situation traversée par les personnages. À la manière d’un season finale, les scénaristes ont brillamment construit leurs intrigues pour délivrer ce bouquet final drôle, tendre, et cohérent. Cela commence dès l’introduction qui lance tous les ingrédients pour faire monter la sauce : une rythmique de comédie, un classicisme représenté par l’éternelle discussion au MacLaren’s, et un coup de feu pour faire courir toutes les storylines.

Il était légitime que Ted et Zoey passent en premier vu l’attente créée autour de leur couple on ne peut plus récent. Paradoxalement, c’est ce traitement qui aura le droit au moins d’originalité : la naïveté habituelle du garçon est contrée par ses amis avant de se révéler légitime.  Finalement, on jouera clairement sur nos attentes de spectateur, nous qui voyons une partie de l’avenir, en créant des problèmes entre les deux (la trouille de l’un puis celle de l’autre), avant de les réunir comme si de rien n’était.

La montagne de la semaine, celle qui semblait grandir d’épisode en épisode, était en fait celle de Marshall. Attendu par sa Valentine à New York, le garçon préfère son chocolat au lait et son Super Mario Kart. Bien sûr l’intrigue est un prétexte pour  dévoiler la difficulté qu’éprouve le garçon pour faire le deuil de son père. La victoire est logiquement dans les rétroviseurs de ce Desperation Day avec l’image de la conduite de nuit et du papa super-héros merveilleusement utilisés, du clin d’œil vers la banquette arrière jusqu’à l’inversion des places. À noter également, un running-gag hilarant, celui de Lily et de son « Marshpillow ».

Transformé évidemment en « Predator  » pour fêter le jour des amoureux, Barney donne naissance à l’une de ses théories aléatoires, images d’archives à l’appui. Si l’épisode pullule de gags sympathiques, rien de bien nouveau n’apparaît jusqu’à la liaison du personnage à la bien maigre storyline de Robin. L’arrivée de Nora, jeune fille qui se démarque autant par ses couleurs que par sa beauté et sa répartie, force bien sûr un coup de cœur particulier du séducteur. Le choc nous désarçonne alors autant que le personnage ; après l’arrivée de Zoey, voilà qu’une autre demoiselle pourrait postuler pour un C.D.I. au sein du groupe de potes.

Entre passé, présent, et futur, voici un épisode qui force le respect. Utilisant toutes les ficelles disponibles dans leurs bobines, les scénaristes résolvent les intrigues en cours, en font avancer d’autres, et anticipent les évènements de la fin de saison. L’objectif est clairement de jouer autour du mariage et de lancer de multiples pistes, même les plus improbables.

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