Robin Sparkles fait son grand retour grâce à la découverte par Barney d’une copie de l’une de ses émissions pour enfants. Le groupe cherche à en savoir plus sur le passé de la Canadienne et Ted retrouve une vieille connaissance.

Un épisode attendu, cela faisait longtemps que l’on n’avait pas eu le droit à une remise en marche de la mythologie de la série, et c’est Robin Sparkles qui va avoir la lourde tâche de passer après le très bon Natural History (6.08) de la semaine dernière. Autant dire qu’un ratage serait difficilement pardonnable, traîner dans la boue un ressort comique réussi et se faire écraser par une comparaison inévitable avec un renouveau espéré depuis longtemps, voilà qui ferait beaucoup pour vingt minutes.

Comme prévu, Robin est largement mise en valeur cette semaine, elle qui lutte depuis longtemps, l’air un peu endormi, pour obtenir une place dans le groupe qui pourtant lui revient de droit. En reprenant un ressort comique qui avait très bien marché dans la saison trois et son épisode Slapsgiving (3.09), les scénaristes ne se privent pas de certaines facilités, en surenchérissant dans le kitsch notamment. Mais ces dernières sont largement compensées par l’ambiguïté permanente de l’émission pour enfants, qui navigue  sans cesse entre extrême naïveté et sous-entendus bien gras. L’illustration parfaite de ce mode de fonctionnement se retrouve dans la réconciliation finale de Robin et Jessica où la mièvrerie de la scène est démontée par cette même ambiguïté.

Malheureusement, la scène gnangnan aura bien lieu, mais entre Lily et Robin. Envolés les doutes pertinents de la semaine dernière, la rouquine de Marshall expose fièrement son désir d’être mère, à deux doigts d’exposer en public ses derniers examens gynécologiques. C’est Robin qui ressort grande gagnante de cette storyline en envoyant à la figure de son amie son agacement, et le nôtre par la même occasion, quant à ces sursauts maternels ininterrompus. Si la métaphore facile des relations amoureuses ne nous est pas épargnée – ainsi que sa résolution remplie à ras bord de bons sentiments prévisibles – quelques éléments parviennent à sauver Lily du ridicule total, l’orgue du stade de hockey notamment.

Bien sûr les grandes intrigues de la saison sont légèrement mises de côté. Entamée il y a peu de temps, la découverte de Barney de l’identité de son vrai père ne sera même pas évoquée malgré l’évidente importance de cette découverte. Le personnage est ici parfait dans son rôle de metteur en scène des éléments d’un loner, de sa nouvelle technique de drague jusqu’à la récitation de toutes les phrases bateaux, piochées ici et là, pour renvoyer un candidat désormais inutile à l’épisode du jour.
Punchy ne remplace pas l’intérêt porté à Zoey mais est assez efficace dans son rôle de guest-star au coup de poing facile.

Malgré le risque de sa démarche, cet épisode ne fait pas honte à sa référence contrairement au catastrophique Slapsgiving 2 : Revenge of the Slap (6.09). Là où l’autre pataugeait laborieusement dans le petit bassin, l’épisode du jour s’offre même le luxe de dévoiler, de manière inattendue, l’une des clés de cette saison : le mariage où Ted rencontrera sa future femme.

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