Le groupe se rend à une soirée au musée d’histoire naturelle organisée par la G.N.B., Ted y rencontre le mari de Zoey.

Jusqu’à maintenant on pouvait raisonnablement penser que cette saison six était supérieure à celle qui l’avait précédée, mais de là à nous sortir un épisode aussi jouissif franchement je n’y croyais qu’à moitié, voir à un dixième. Pourtant cela sentait bon dès le début, la réunion de tous les personnages dans un endroit inhabituel semblait être le signe d’une volonté de sortir de la routine qui emprisonne la série depuis quelque temps. Une guest-star de choix, Kyle MacLachlan, pas énormément utilisé et pourtant génial, a finalisé la constitution de mon élan d’optimisme.

La bonne nouvelle, c’est que les interactions entre Ted et Zoey fonctionnent toujours aussi bien, ceci dit le show est très avare de nouveaux personnages intéressants, entre la collègue de Robin et l’assistant transparent de Marshall, il n’est pas très dur d’exister un minimum. Mais le charme de Morrison associé à un semblant d’avancée dans la storyline principale promise depuis le début offrent un savoureux mélange que l’on ne semblait plus pouvoir espérer. La dynamique de cette relation marche à merveille ici ; entre leurs vrais-faux moments de tendresse, leurs attitudes de cour de récréation et leurs regards ambigus, les deux personnages forment un couple des plus étranges qui possède un intérêt indéniable. Et je persiste, Zoey sera la mère.

Deuxième couple et deuxième bonne surprise, Robin et Barney s’offrent un moment de complicité imprévu, eux qui paraissaient avoir l’interdiction formelle d’interagir ensemble après leur relation catastrophique. Avant la révélation finale inattendue et tout en sobriété, tellement que cela semble trop beau pour être vrai, ils ponctuent l’épisode de gags tous plus drôles les uns que les autres. Cette relation est à l’image de cette épisode, une très grande réussite alternant le comique et le tendre avec autant de succès de chaque côté.

Arrivé à Marshall et Lily, cela se gâte toujours un peu, on aimerait de temps en temps les voir échanger avec d’autres personnages, leur réunion au tout début de l’épisode sentait déjà mauvais. Cependant, s’il est difficile pour nous spectateur de se sentir impliqué dans leur dispute, on note que la remise en question semble plus profonde qu’habituellement. Les doutes sur le travail de Marshall ne sont pas franchement une nouveauté mais le fait qu’il se place pour une fois davantage du côté de la jeune fille offre une scène très bien pensée, la confrontant à une forme éteinte de son mari.

Si j’étais inventeur à mes heures perdues, je serais persuadé d’avoir enfin fait fonctionner ma machine à remonter dans le temps et d’avoir visionné un épisode inédit de la saison deux. En plus de nous offrir gracieusement vingt minutes drôles, émouvantes et qui impliquent tous ses personnage, la série réussit encore l’exploit d’exposer ses meilleures références intelligemment (Le « legendary », prononcé par un autre que Barney, le pingouin en costume…) En espérant que le sourire qui accompagne cette fin de critique ne se transforme pas en grimace diverse mardi prochain.

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