Toute la bande s’affronte dans une course dont le point d’arrivée se trouve à l’autre bout de la ville, chacun étant sûr que son mode de transport est le plus rapide. Robin accomplit enfin les rites de passage new-yorkais.

Ça partait mal. La « Sex and the citialisation » du début d’épisode, notamment grâce à la thématique plus ou moins subtile de « New York c’est trop bien » et de promotions à tout va (Woody Allen qui vient innocemment de sortir un énième film ou le logo Windows sur le portable de Ted), m’apportait à peu près autant d’enthousiasme qu’un premier symptôme de gastroentérite. De plus, si les vannes isolées sur le pays d’origine de Robin fonctionnent assez bien, le cinquième épisode de la précédente saison, Dual Citizenship (5.05), montrait largement les limites de ce principe lorsqu’il est étendu à un épisode entier.

C’est sans doute de cette préparation à une inévitable déception qu’est né mon enthousiasme pour les vingt minutes qui ont suivi. Le rythme rapide est bien sûr un allié de poids pour le show, lui qui s’est bien trop souvent enlisé dans des storylines vaseuses. Ici, il ne laisse pas le temps de nous demander s’il est bien pertinent que la bande de potes se jette, corps et âme en avant, dans une course contre la montre sans merci. À peine le temps pour Barney de se réjouir efficacement du désespoir d’une jeune fille, qu’ils ont déjà quitté leurs empreintes de postérieurs laissées sur les fauteuils du McLaren.

Automatiquement, la construction exige une séparation des personnages, eux qui ne semblaient plus pouvoir fonctionner qu’ensemble. Si chaque partie fonctionne de manière inégale, on notera  une certaine efficacité dans la présentation des différents caractères et situations : Ted en conteur agaçant, Barney en gagnant annoncé qui sent toujours très bon ou Robin et sa dépression latente. Le tout saupoudré de regroupements logiques, de vacheries et de running-gags bien sentis (Maury Povich).

Reste le problème Lily/Marshall dont la faible storyline, la seule constante depuis le début de la saison, s’oriente vers des facilités que l’on sent venir à des kilomètres.

Ce loner très rythmé et qui pullule de moments sympathiques prouve que le fil rouge sur la mère est bien secondaire, voilà ce dont on a désespérément besoin aujourd’hui. Même la musique accompagnant  une fin pleine de bons sentiments est relativement modérée. On ne sait à combien de distance se trouve l’arrivée, pourtant le show parvient à montrer qu’il lui reste encore de la subtilité et de l’efficacité dans les jambes.

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