La lutte autour de l’immeuble à détruire ou non reprend entre Zoey et Ted. Marshall choisit lui de retourner à ses premières amours professionnelles au grand dam de Lily et Barney.

Après le filmage des efforts faits par Barney et son papounet fraîchement retrouvé, pour tenter un rapprochement, ce sont Zoey, Ted, Lily et Marshall qui ont droit à une progression dans leurs storylines. Robin n’a toujours pas droit à un rôle clair et précis parmi eux : « tu ne nous dis jamais rien sur toi » lui reproche son ami. Curieuse situation que voilà, c’est un personnage de la série qui se charge lui-même de rappeler aux scénaristes l’inutilité totale d’une de ses collègues.

Le retour de la construction de l’immeuble permet en premier lieu de poser les enjeux à venir pour le couple le plus récent. On sait que la rupture est imminente mais les raisons en sont toujours inconnues, et c’est donc la facilité qui est choisie, avec le sort d’un personnage bâti en trois quarts de saison emballé et pesé en vingt minutes. Le savoir du spectateur, rendu possible par des procédés typiques de la série, est balayé par la logique plate et feignante dessinée ici.

Construite entièrement pour être mise en parallèle avec Lily et Marshall, la storyline autour de Zoey et Ted ne suscite que peu d’émotion, autant pour le peu de liens que l’on a avec la jeune fille, que pour cette direction vers une fin tiédasse. De plus, le surlignage de la supériorité amoureuse des meilleurs amis du narrateur se révèle, comme souvent, insupportable. Depuis la convergence vers une résolution facile jusqu’à la métaphore d’équilibre et de modération, entre trop d’agréments et trop de disputes, rien n’est construit subtilement.

Marshall a droit lui aussi à du mouvement. Si, avec le deuil de son père, le besoin de grandir, d’évoluer, était clairement mis en avant, la régression est complète avec ce retour aux sources professionnel, toute naïveté dehors. Les ellipses brutales le concernant pullulent, et il est difficile de croire que ce job tant désiré autrefois à la NRDC était inaccessible tant la transition est filmée, et surtout montée, de manière fluide.

Comme souvent, Barney surnage vaguement dans cet océan de banalités. Il est la caution d’originalité du show, il n’a pas de mal à briller quand le reste du casting est éteint. Sa vulgarité le sauve parfois, ainsi son caprice autour de la boulette de viande explosive, même s’il ne vole pas haut, s’éloigne de toute tentative moralisatrice, particulièrement lors de sa toute dernière scène au mauvais goût aussi indiscutable que rafraîchissant.

Même les rires en boîte semblent en sourdine cette semaine et paraissent acquiescer, silencieusement donc, au manque de drôlerie de l’affaire. Loin des épisodes les plus catastrophiques de la saison 5, la fournée de la semaine étonne tout de même par sa fainéantise. Entre manque d’empathie pour les personnages, rythmique extrêmement lourde, gags qui tombent à plat ou dépôt de la folie propre au show sur les frêles épaules de Barney, les défauts propres à la série répondent tous à l’appel.

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