Human Target -  Pilot (1.01)

Christopher Chance est embauché pour protéger une femme ingénieure pouvant révolutionner le monde du train. À l’intérieur de l’engin, les ennuis vont vite faire leur apparition, et la vie de sa cliente va se retrouver menacée.

Deuxième adaptation pour le comic book de Peter Milligan, Human Target ayant déjà été adapté pour la télévision en 1992, avec Rick Springfield dans le rôle-titre.

Cette fois-ci, Mark Valley endosse le rôle du héros musclé Christopher Chance, prêt à se glisser dans la peau de ses clients, à se fondre dans le décor, infiltrer le milieu ou tout simplement foutre quelques poings dans la figure dans le but d’assurer leur survie.

La scène d’introduction, qui met par ailleurs en scène Hollis (Mark Moses) prêt à se faire exploser,  nous explicite très bien comment notre mâle viril fait son travail. Il est quelque peu instable et n’a pas peur de grand-chose. Dans sa branche, c’est un avantage, cela lui permet d’appuyer sur la gâchette, d’improviser et de tout faire exploser.

C’est ce que va découvrir sa nouvelle cliente, l’ingénieure et sexy Stephanie (Tricia Helfer), dont la vie est menacée. En désaccord avec Winston (Chi McBride), clairement le businessman de cette petite entreprise, Chance prend le travail, dont la mission va surtout se dérouler pendant un trajet en train de 3 heures. L’histoire permettra aussi d’introduire le troisième larron, Guerrero (Jackie Earle Haley), dont le potentiel n’est qu’entr’aperçu, mais qui a ici pour fonction première d’obtenir des informations.

Le point faible de ce pilote – vendu comme un épisode « preview » par la Fox – est son scénario un peu trop simpliste. La vie de Stephanie est mise en péril, et le coupable est évidemment quasiment tout de suite identifiable. Enfin, Human Target n’est pas une série policière, et si on peut espérer un peu plus de complexité dans la suite pour les intrigues, l’épisode délivre avant tout ce qu’on lui demande : de l’action. Celle-ci sera parfaitement mise en scène par Simon West.

Ainsi, c’est plutôt bien emballé et efficace. Explosions, scènes d’actions, et quelques petits éléments inattendus vont permettre de ne pas du tout s’ennuyer et offrir la bonne dose d’adrénaline qu’il faut à Chance pour maintenir le rythme imposé. Le tout est servi pas une musique de Bear McCreary qui donne à certaines scènes pas mal de souffle.

D’ailleurs, pas de doute sur le fait que Human Target appartient au Vancouverse, vu qu’on croise aussi dans cet épisode, en plus du caméo final de Danny Glover, Adrian Hough, Hiro Kanagawa et Donnelly Rhodes.

Human Target promettait donc d’être une série d’action sexy. Il ne faut alors pas chercher plus loin, c’est exactement ce que le pilote nous offre.