Après avoir sauvé Winston, Chance décide de raccrocher jusqu’au jour où la millionnaire philanthrope Ilsa Pucci vient le chercher pour l’employer. L’équipe est alors reformée et rejoint par la voleuse Ames.

La saison 1 de Human Target s’était terminée sur un cliffhanger sur lequel la série ne va pas s’appesantir. À peine la saison 2 a-t-elle démarré qu’elle laisse derrière elle son histoire passée, signe d’une nouvelle ère, Jonathan E. Steinberg, ayant cédé sa place de showrunner à Matt Miller.

L’homme à la tête de la série a changé, et il va venir avec lui un bon lot de désagréments. Mais avant tout cela, il faut reformer l’équipe et rétablir la collaboration inutilement détruite entre Christopher Chance, Winston et Guerrero. Le trio reprend du service pour assurer la protection d’une riche femme veuve, Ilsa Pucci, une rencontre qui aura un impact sur leur travail, vu qu’elle décide par la suite de les financer.

Human Target reprend avec la volonté de nous fournir la même chose – de l’action et de l’humour – tout en voulant y insérer de nouveaux éléments, dont deux personnages féminins et un horrible changement musical. Pour coller au lifting, la musique de Bear McCreary a disparu, rendant le générique bien mauvais, alors que nous avons le droit à des morceaux plus pop et majoritairement loin d’être bons.

Cela n’annonce clairement rien de bon et cette tendance sera confirmée par la prise en main du groupe par Ilsa Pucci, riche et conscience du trio. Enfin, la voilà finalement à presque voler le job de Winston qui doit alors retrouver une place dans cette nouvelle dynamique qui se veut plus féminine (tout cela pour une histoire d’amour peu intéressante). Pour poursuivre sur cette lancée, la troupe est rejointe par Ames, voleuse et grande parleuse, immature dans l’âme, dont le meilleur sera principalement tiré grâce à Guerrero, fidèle à lui-même et heureusement pour nous.

La série a troqué ses clientes en détresse pour deux régulières qui compliquent plus qu’elles ne simplifient et stimulent l’ensemble. On pourra alors débattre sur laquelle fut la moins inspirée ou la plus inutile, cela variant tout du long de la saison, pour parvenir vers la fin à trouver un certain équilibre. Ames ou Pucci auront d’ailleurs le droit à quelques développements leur étant propre, bien que cela se révèle assez vain dans le cas de la première. L’histoire personnelle de la seconde se montrera plus pertinente et mieux agencée, servant plus judicieusement le personnage et sa place au sein d’un groupe correspondant peu à son travail habituel.

La routine finit par s’installer et les défauts inhérents au changement par être assimilés, et on peut donc quand même apprécier le fait que Human Target fournit toujours des scènes d’actions majoritairement efficaces. À un certain point, on peut dire que l’on a retrouvé la série, en moins bien.

Pour le coup, cette seconde saison montre bien que l’on peut vouloir améliorer une série, mais que cela ne réussit pas toujours. Si la première saison était somme toute perfectible, elle se montrait bien plus performante dans son registre. Les nouvelles directions prises vont plus affaiblir que renforcer la série, qui parviendra à mieux s’en sortir au sein d’épisodes plus proche de la formule de base – et non modifié.

Human Target n’était pas attendu au tournant, mais elle a quand même trouvé en partie le moyen de se vautrer, ce qui est un peu dommage, même si elle parvient, avec tous ces défauts, à rester regardable.