Impact

Après qu’une météorite ait percuté la Lune, d’étranges phénomènes se produisent sur Terre. Un groupe de scientifique va alors découvrir que l’astre lunaire est sorti de son orbite et est destiné à s’écraser sur Terre.

Mini-série catastrophe en deux parties, Impact nous rejoue le coup de la météorite exterminatrice en y ajoutant un petit twist : cette fois, c’est sur la Lune qu’elle s’écrase.

Le genre semble depuis longtemps fermé à toutes sortes d’innovations, mais ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas matière à un bon scénario. Après tout, les catastrophes globales vues par la télévision américaine utilisent des thématiques fortes et fédératrices. Ici, celles-ci ne seront pas dominantes, le suspens étant d’abord porté sur du factuel.

La première partie se montre presque originale de par le fait qu’elle commence directement sur la pluie de météorites, pour ensuite calmer le jeu et bien prendre le temps pour bâtir un background scientifique solide. C’est donc plus basé sur une montée en puissance lente, mais où chaque étape est justifiée et expliquée. De plus, en procédant de la façon suivante, il y a de la place pour fournir aux personnages des histoires certes un peu clichées, mais pas poussives.

De cette manière, quand la seconde partie démarre, nous avons des enjeux de grande envergue qui débarquent, mais ils ne sont pas sortis de nulle part. Le problème, c’est que malgré tout le soin porté à la construction de l’intrigue, cela va rapidement déraper et l’on se retrouve dans un mauvais remake d’Armageddon.

On commence avec les militaires qui ratent leur coup, pour enchaîner sur nos scientifiques forcés de partir sur la Lune, car personne d’autre ne peut faire leurs jobs. Après tout, ils sont les meilleurs. Pas le temps de tout détailler, mais aucune étape ne sera oubliée, de l’adieu par vidéo de la fusée à la station de contrôle, au sacrifice final, jusqu’à la coupure de communication interminable. On est en territoire tellement connu que rien ne réussira à générer du suspens.

Bref, on passe du divertissement honnête durant la première partie pour ensuite contempler le fruit d’une grosse crise de paresse.

Pour finir, le casting. Ce dernier se montre plutôt solide, David James Elliott est assez inégal, mais Natasha Henstridge tiendra la mesure. Ils sont épaulés par le grand James Cromwell, Steven Culp en Potus, et une longue liste d’acteurs canadiens qui nous sont plus que familiers.

Au final, Impact avait du potentiel, pas pour réaliser la révolution que l’on n’attendait plus, mais pour essayer de nous divertir intelligemment pendant trois heures. Ce n’est pas franchement le cas, même si tout n’est pas à jeter.