In Treatment – Alex : week one (1.02)
Après une mission en Irak, dont le résultat sanglant fait la Une des journaux, Alex revient au pays. Sa tête est mise à prix par des extrémistes, mais ce n’est pas par acquit de conscience face aux morts qu’il a provoquées qu’il décide de venir voir Paul. Il a besoin d’entendre ce qu’il veut entendre.

Alex est un nouveau patient. Première rencontre, premier contact, premières surprises et premières déceptions. Contrairement à la séance de Laura, ici, on commence avec toutes les clés en main. Alex s’introduit, et il n’y a pas de passif entre les deux hommes qui pourraient nous laisser perplexe fasse aux réactions de chacun. D’ailleurs, on commence un peu à appréhender Paul, bien que sa première séance de vendredi soit déjà très attendue pour en savoir plus.

Alex est militaire. Un pilote de la Navy. On lui donne des cibles, et lui, il accomplit sa mission à la perfection. Un travail d’orfèvre, car il fait tout comme ça, il est né pour être comme ça. Le premier contact avec le personnage est quelque peu froid, car la façade d’arrogance a du mal à laisser beaucoup de place pour le reste. Comme ce fut le cas pour Laura, Alex a son lot de surprise, mais tout est minutieusement contrôlé. Il lâche ses bombes comme il le fait littéralement avec son avion. Son but, testé Paul, et sa mission a été préparé comme une attaque derrières les lignes ennemis. On entre alors dans son petit jeu, avec autant de curiosité que lui, car au final, les réactions de Paul, même si certaines sont prévisibles, nous les attendons aussi.

Le problème d’Alex, c’est qu’il est venu pour entendre ce qu’il voulait, et c’est ainsi qu’il saura si oui ou non Paul est le meilleur. Sa façade va s’effriter au fur et à mesure, ne le poussant pas pour autant vers des extrêmes, mais vers une remise en cause de sa vision des évènements. Blair Underwood fait d’ailleurs une interprétation remarquablement précise et principalement physique, nous poussant à saisir toutes les nuances dans ses gestes et ses expressions faciales.

Ce second épisode se montre plus captivant que celui de Laura. Plus factuel qu’émotif sans pour autant être dénué d’humanité, Alex est bien plus subtil et son besoin de tester avant de s’engager permet à Paul d’être plus loquace sans pour autant se découvrir.

Dans un souci de clarté pour la suite des critiques, je vais faire un résumé de la situation d’Alex, ceux qui ne l’on pas vu peuvent d’abstenir de le lire.

Alex est donc Pilote pour la Navy. Il est l’homme qui a mis en œuvre une mission qui a couté la vie à 16 jeunes étudiants. Mais il ne se sent pas coupable, et n’a pas le temps pour cela, comme ce fut le cas pour son père quand sa mère est morte. Cette mort est d’ailleurs le plus grand drame de sa vie. L’évènement qui l’amène chez Paul est sa mort. Il a poussé trop loin son jogging et il en est mort, médicalement parlant. Aujourd’hui, il veut retourner sur les lieux du massacre et attend que Paul lui dise que c’est ce qu’il doit faire, même s’il a déjà tout planifié pour le faire le jour même de cette première séance.