In Treatment - Sophie: week seven (1.33)
On continue la thérapie de Sophie dans le même sens qu’avant : trouver le problème engendré par son père. Les insinuations de Paul de la séance passée ont vraiment dérangé la jeune fille. Pourtant, Paul lui dit qu’il ne doit pas y avoir eu abus sexuel. À l’évidence, c’est d’un abus psychologique qu’il s’agit.

On entre plus en profondeur dans le monde de Sophie, et, pour être plus précise, dans celui de son père. Sa condition d’artiste lui permet d’être excusée par sa propre fille. Les actions de son père sont pourtant à l’origine du désordre psychologique qu’elle a, mais elle n’en a pas véritablement conscience. Elle explique à Paul que son père travaillait à la maison, qu’elle voyait des top models nus tout le temps, et surtout, qu’à l’âge de 7 ans, elle a surpris son père au lit avec un top model. Elle ne l’a jamais dit à sa mère. Elle considère que sa mère est stupide et pathétique, pendant qu’elle continue d’offrir le beau rôle à la figure paternelle. Pourtant, Paul tente de la diriger sur une autre voie, de lui montrer que son père n’a pas quitté que sa mère, mais elle aussi. Il essaie de comprendre pourquoi elle n’a jamais parlé de l’adultère de son père, même après le divorce. Sophie trouve toujours des excuses, mais ces dernières ne vont pas éternellement tenir debout, et Paul commence justement à abimer le mur de protection que Sophie a bâti pour son père, à égratigner l’image qu’elle a de lui.
En parallèle, il tente de lui faire réaliser que sa mère mérite d’être traitée avec plus de respect.

Sophie annonce aussi qu’elle perd son intérêt pour la gymnastique. Phénomène logique pour Paul, car, pour lui, la gymnastique servait de refuge à la jeune fille, qui pouvait alors pénétrer dans un monde où elle était protégeait par des règles.

C’est donc une séance composée de petits pas. La progression de Paul se fait en douceur, Sophie s’énerve encore, mais moins qu’à la séance précédente, et toutes les pièces semblent sur la table. Il apparait que le reste du travail, c’est à Sophie de le faire, et à Paul de la guider.

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CaroleC
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