In Treatment - Alex : Week two (1.07)
Mardi, 10h, Paul à la surprise de retrouver Alex dans sa salle d’attente. Ce dernier est revenu de son voyage en Irak, sur les lieux du bombardement. Il vient cette fois-ci encore, pour un conseil, mais avant ça il raconte comment c’est déroulé son voyage et ce qu’il a ressenti, ou plutôt, ce qu’il n’a pas ressenti.

Alex est un patient assez original, car il ne vient pas en thérapie. Pour lui, il s’agit juste d’obtenir un conseil, même si dans la discussion Paul tente de lui faire comprendre des choses. La séance se déroule de la même manière que la première. Alex commence avec son histoire, révélant le déroulement et comment il l’a vécut. Après cela, il enchaine sur « la surprise de la semaine ». Contrairement à la semaine dernière, il n’essaie pas de surprendre Paul, mais d’obtenir son opinion, même s’il ne lui dit pas sur quoi.

Entre les deux hommes, nous assistons à un véritable dialogue, car après tout, ce n’est pas une thérapie. Paul a toujours du mal à cerner son interlocuteur, et doit gérer le besoin de compétition et de test de ce dernier. Pour bien saisir l’épisode, on se rend compte que la consultation avec Gina est indispensable. Sans la séance de vendredi, on pourrait interpréter différemment le comportement de Paul, mais comme pour Laura, quand le sujet du mariage vient sur le tapis, nous ne pouvons pas ne pas voir dans les réactions du thérapeute un parallèle avec son couple.

Quand Alex lance froidement qu’il quitte sa femme, car il a réalisé qu’il ne l’a jamais aimé, Paul reste pantois. Alors qu’il semble vivre avec des difficultés dans son couple depuis des années, Alex qui n’en à aucune, décide que ce n’est pas la peine d’insister, car de toute façon, ça ne sert à rien. Il ne l’aime pas et ne l’a jamais aimée.

Après cela, la conclusion rejoint le premier épisode, Alex semble une fois de plus, venue pour mettre la responsabilité d’une décision qu’il a déjà pris, dans les mains de Paul. Par là, on se rend compte que l’homme n’est pas aussi compliqué que l’on aurait pu le percevoir, au contraire, il reste sur des réactions assez basiques, mais franches, tout en gardant son refus de la responsabilité de ses actes. D’ailleurs, quand il raconte qu’il n’a rien ressenti face aux victimes de son bombardement, il accuse le système de lui avoir amputé sa capacité à la culpabilité. Arrogant et toujours innocent.

Cette seconde saison est moins captivante que la première, mais, même sans l’effet de surprise, on reste intrigué par cet échange qui reflète presque plus le point de vue de Paul que celui d’Alex.