In Treatment - Laura : Week two (1.06)
Laura arrive à la session, heureuse. Elle a une bonne nouvelle à annoncer à Paul : elle a dit oui à Andrew, elle va l’épouser. Mais, les questions de Paul et ses interprétations vont énerver la jeune femme, qui, pour une fois, voulait avoir une session non dépressive.

On débute sur les éternels problèmes de toilettes de Paul, et une scène avec sa femme. Ce dont Paul parlait avec Gina prend forme ici. Les relations avec sa femme ne sont pas au beau fixe.
Pas le temps de s’attarder plus en longueur, c’est au tour de Laura. Pour la demie-heure qui va suivre, nous allons avoir droit à différents visages de la personne, et surtout, nous allons commencer à pouvoir réellement cerner le personnage. Laura est, de tous les patients de Paul, celle qui se rapproche le plus d’un stéréotype. Une fille à la recherche d’attention, toujours en quête d’un amour idéalisé, et surtout, elle veut renvoyer une certaine image. Pourtant, à certains moments, on pourrait dire que Laura est dépressive. Quel est le jugement de Paul sur la santé mentale de sa patiente ? On a vaguement l’impression qu’il évite certaines routes. Tel le mariage. Elle passe une moitié de la séance à éviter d’aborder le point crucial de la dernière fois, c’est-à-dire, le fait qu’elle aime Paul. Et quand on y arrive enfin, quand Paul réussit vraiment à remettre sur le tapis, il ne lui vient pas à l’esprit, d’exposer à quel point ses actions sont malsaines. Comment peut-on passer outre le fait qu’elle va épouser un autre, car celui qu’elle aime lui a dit non, sans tenir compte des sentiments d’Andrew ? Paul pousse donc Laura sur des voies plus complexes, mais pas pour autant plus utiles. La confrontation n’aboutit pas réellement. Les histoires que nous raconte Laura nous permettent d’en apprendre plus sur Andrew, sur qui il est, et sur qui elle est. Il semble que ses virements d’humeur soient courants, lunatique ou dépressive, nous ne le saurons pas. Du moins, pas aujourd’hui. D’ailleurs, ce que recherche Laura en général, aucune piste ne nous est donné. Elle se ment à elle-même, pendant tout le début, donnant une impression de bonheur. Ce dernier s’évanouit bien trop vite pour qu’on puisse concevoir qu’il était complètement authentique. Elle fait aussi preuve d’un caractère plus fort, d’une répartie voulue. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, maintenant qu’elle est arrivée là, elle ne va pas laisser Paul lui exposer ces théories fumeuses.

Laura fait preuve de bien plus de complexité qu’au cours de sa première séance. Il faudrait réussir alors à ce que Paul, le thérapeute, ne se fixe pas sur la révélation de sa patiente, sur les sentiments qu’elle éprouve, et ainsi, il pourrait y avoir une réelle progression. On se retrouve presque avec deux thérapies en une. On regarde Laura, et on regarde Paul. Et on se demande vraiment où on va.

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CaroleC
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