In Treatment – Week One (2.01 à 2.05)

Paul a déménagé du Maryland pour New York, suite à son divorce. Il doit se reconstituer une clientèle, alors qu’il fait aussi face à des poursuites en justice entamées par le père d’Alex, qui le juge responsable de la mort de son fils.

Nouvelle saison, nouveaux patients, même thérapeute. In Treatment saison 2 était évidemment beaucoup attendu. Après avoir offert une saison 1 à la fois innovante, captivante et éreintante, HBO nous propose de nouvelles séances de thérapie, en compagnie de Paul, mais avec de nouveaux patients.

Il n’y a donc pas que le cabinet qui change cette saison, conséquence de son divorce. Paul a déménagé, il doit alors accueillir de nouveaux patients, et c’est ici l’un des défauts de cette saison. En effet, alors que la première nous présentait des patients à différents stades (commençant une thérapie, y étant depuis un an, ou simplement depuis quelque temps), ici, tous sont au même point : c’est le tout début. Mia a droit à une petite variante, vu qu’elle se trouve être une ancienne patiente à lui, quand elle avait dans la vingtaine. Nous avons ensuite April, jeune malade, faisant écho à Sophie, Oliver et ses parents qui viennent de se séparer (nous ramenant surtout à la situation de couple de Paul), Walter venant pousser par sa femme (dont le caractère rappelle celui d’Alex) et Gina où elle est la thérapeute et Paul le patient, comme la saison passée.

Cette seconde saison va plus que peiner à se détacher de l’aura de la première, et malheureusement, elle en pâtira plus qu’elle n’en gagnera. Le rythme de diffusion a changé, éliminant une part d’implication que réclamait la précédente (1 épisode par jour du lundi au vendredi en saison 1 contre 2 le dimanche et 3 le lundi en saison 2), le budget a été réduit entrainant une diminution d’épisodes, ceci étant une manœuvre compréhensible, mais qui va joué sur le développement thérapeutique un peu trop accéléré, et à l’occasion grossier. À cela, on peut ajouter l’ombre d’Alex, planant à cause des poursuites en justice, qui si elle entraine une remise en cause pour Paul, nous ramène trop régulièrement aux évènements passés, empêchant ainsi à la saison 2 de prendre réellement ses marques. Car, entre Mia qui est au courant pour Alex et Laura, Walter qui s’est renseigné sur la question, et April nous évoquant Sophie dans le dernier épisode, alors que les parents d’Oliver ramènent à l’éternel échec parental et la situation de couple de Paul, les liens sont trop visibles, se font trop sentir, et empêche réellement de donner aux personnages, aussi intrusifs sont-ils dans la vie de leur thérapeute, la place qui leur revient.

Le résultat nous offrira des séances de thérapie étant pour beaucoup prévisible, car l’effet de surprise a disparu, et accentué par la narration, où l’on sent un peu trop le découpage scénaristique – Rodrigo Garcia a par ailleurs laissé sa place cette saison à Warren Leight, qui travaillait avant sur L&O : Criminal Intent. On ressent alors les vieilles habitudes (imposé par un montage devant impliquer break publicitaire) et qui ont tendance à annihiler les possibles effets de surprises et diminuent l’intensité d’une séance.

Si derrière ou devant la caméra, les acteurs, l’équipe technique et créative se sont sans aucun doute possible investi à un stade inimaginable pour donner le jour à cette seconde saison d’In Treatment, cette dernière ne réussit pas le coup de maitre de la première, possédant des défauts trop visibles pour être effacé.