In Treatment – Week Five (2.21 à 2.25)

Le père de Paul est décédé, ce qui l’a poussé à annuler des consultations. On le retrouve la semaine suivante.

Mia – Monday 7:00am

La semaine s’ouvre sur la découverte de Paul rangeant des affaires de son père qui vient de mourir, mais ce ne sera pas la nouvelle de ce décès qui est le « choc » de l’épisode. Mia est enceinte, et ça, ça laisse Paul sans voix.

Retournement inattendu qui tombe quand même bien dans le cadre de la thérapie, car après avoir parlé parents, il est temps de revenir sur l’avortement d’il y a vingt ans. Celui dont Mia accusait Paul d’être responsable.

Maintenant qu’elle a une (ultime) chance d’avoir un enfant, elle est effrayée. Elle est seule et ce qu’elle voulait plus qu’un enfant, c’est avoir un enfant avec un homme à ses côtés. Réalisant que cela ne sera peut-être pas possible, elle recommence à penser à l’avortement.

Mia va donc faire le tour de la question pour admettre quelles sont ses peurs et quelles sont ses responsabilités, aujourd’hui, mais aussi il y a 20 ans.

Le tout se déroule devant un Paul qui semble avoir du mal à rester concentré, qui pense à son père. Sa patiente va d’ailleurs se montrer assez intrusive dans sa vie et, contrairement à d’habitude, il ne s’empressera pas de la remettre à sa place. Cela annonce une semaine plutôt particulière.

April – Tuesday 12:00pm

April est fatiguée, mais elle semble aller beaucoup mieux sur un plan psychologique. Même si elle ne l’avoue pas clairement, Paul devine sans difficulté qu’elle n’a toujours rien dit à ses parents. Le but de la séance est indéniablement de pousser la jeune femme à s’appuyer sur ses amis et non seulement sur Paul, car ce n’est pas son rôle à lui.

C’est ainsi que l’on entend parler de Lea, une amie d’April, presque une sœur pour elle. Malgré ça, elle n’était pas non plus au courant pour le cancer. Paul saisit là l’opportunité de démontrer à sa patiente qu’elle est très demandeuse en termes de loyauté en amitié, que ses amis sont là pour elle, mais elle se refuse à faire appel à eux dans le cadre de sa maladie.

On sent bien ici que le début de la chimiothérapie à fait passer la thérapie à un stade supérieur, que ce soit dans la relation patiente/docteur, ou dans la façon dont April aborde son cancer. Elle a déjà beaucoup avancé, mais il lui reste encore pas mal à faire, notamment avec ses parents. C’est clairement là la prochaine étape.

Avec tout ça, l’épisode a un ton différent des précédents. Il a ses moments d’intensités, mais l’atmosphère est plus joviale durant la plus grosse partie.

Oliver – Wednesday 4:00pm

Oliver fuit l’école après avoir trouvé son casier remplit de crottes de chien. Il arrive alors bruyamment chez Paul. Alors que Bess est toujours absente, Luke va alors parler seul à Paul des problèmes qu’il a rencontrés avec son fils durant les deux dernières semaines.

Comme on pouvait s’en douter, après la séance avec Bess, c’est au tour de Luke de se dévoiler un peu. C’est un peu dommage que la série devienne prévisible de cette manière, même si cela ne change rien à la qualité de l’épisode.

Luke s’est donc retrouvé avec Oliver, sauf que, contrairement à la dernière fois, celui-ci avait décidé d’arrêter ses efforts, et même de faire pire. Un comportement qui pousse à bout son père, provoquant indirectement une rupture avec Nina.

Bref, Luke n’a pas la vie facile en ce moment et cela l’entrainera à parler de son père. La thématique tombe mal, car cela parait presque être un parallèle forcé avec la vie de Paul. Résultat, aussi important que cela puisse l’être pour Luke, il est difficile de ne pas orienter ses pensées sur le thérapeute et chercher le double sens possible de ses paroles.

L’épisode se conclut par une sorte de trêve entre Oliver et son père.

Walter – Thursday 6:30pm

Paul arrive à l’hôpital, Walter a raté sa séance et, comme il finira par l’admettre, il a tenté de se suicider.

Malgré le fait qu’il semblait avoir fait de véritable progrès, cette tentative de mettre fin à ses jours n’est pas réellement une surprise. Cela entre dans une certaine logique que Paul avait commencée à bien explorer précédemment. La culpabilité vis-à-vis de la mort de son frère a créé pour Walter une sorte de cycle. Il se sent responsable pour les morts que l’accident à l’entreprise a provoquées.

On va donc ressasser des faits déjà connus tout en devant faire face au déni dont fait preuve Walter. Il  fait d’ailleurs presque marche arrière dans sa thérapie.

À côté de ça, nous rencontrons enfin Nathalie. Comme on l’avait constaté en saison 1, la vie des patients n’est pas comme eux la décrivent. Ainsi, nous allons vraiment avoir une surprise en apprenant que la femme merveilleuse de Walter est une droguée/alcoolique qui a déjà fait plusieurs cures de désintoxication.

Un nouvel élément qui change beaucoup de choses.

Gina – Friday 6:00pm

L’épisode s’ouvre sur une rencontre entre Paul et Kate. Les récents évènements ont donné envie à Paul de réessayer avec son ex-femme, mais celle-ci annoncera qu’elle a désormais quelqu’un. Une nouvelle qui ne surprend pas et qui déçoit presque. Non pas pour ce qu’elle implique dans la série, mais dans le fait que l’on aurait pu attendre une scène moins « banale » pour un show de ce calibre.

Après cela, la séance avec Gina va passer sans remous. Le temps des conflits est désormais loin, mais Paul tente quand même d’éviter de trop centrer la conversation sur lui. Gina refusant tout compromis, il sera obligé de parler de ses doutes, des choses qu’il a récemment apprises sur lui et son père. Le dialogue n’est pas réellement constructif, car il s’agit plus pour Paul de digérer tout ce qui lui est arrivé.

L’épisode se conclut dans un Diner. Le père d’Alex désirait rencontrer Paul pour lui dire qu’il allait faire tomber les charges, à condition que le thérapeute écrive une lettre dans laquelle il avouera qu’il est responsable.

Conclusion

En plus du drame qui touche Paul, cette semaine a été une suite de surprises. Le problème est que cette saison, plus courte que la précédente, semble pousser les développements et utiliser un peu trop facilement des raccourcis là où on l’a connue plus subtile.

Il ne reste que deux semaines et on est clairement passé à la vitesse supérieure. Cela peut donner du très bon, mais pratiquement toutes les séances souffrent à un moment ou un autre des effets causés par ce rythme. Le fait qu’il y ait autant de rebondissements en une semaine le démontre bien.

La semaine pas d’épisodes, retour le 17 mai sur HBO