In Treatment – Week Two (2.06 à 2.10)

Mia – Monday 7:00am

Une semaine est passée entre la visite de Paul à la firme d’avocat dans laquelle travaille Mia et la non-séance du jour, et pour elle, il s’est produit beaucoup de choses qui prennent leurs origines dans les souvenirs que ses retrouvailles ont ramenées à la surface.

On va donc apprendre une partie de leur passé commun, de ce qui est arrivé à l’époque pour Mia – un avortement qu’elle accuse aujourd’hui d’être la responsabilité de son psychiatre. 20 ans ont passé et l’avocate est toujours célibataire, mais surtout, elle n’a pas d’enfants et vient de découvrir qu’elle ne pourrait probablement pas en avoir si elle ne se dépêche pas.

Une fois de plus, Paul se retrouve désigné comme étant le responsable de quelque chose qu’il n’a pas conscience d’avoir provoqué, comme si le thérapeute était le coupable idéal. Il doit donc pousser Mia à faire le tour de la question pour qu’elle passe outre cette condamnation et qu’elle révèle ses angoisses. Celles-ci sont nombreuses, et il est clair qu’elle a besoin de les gérer avec Paul, car elle le place à la source de tout et paraît attendre qu’il règle tout par magie, comme s’il pouvait revenir 20 ans en arrière pour la convaincre de ne pas avorter.

Bref, il y a là une relation aux ramifications assez obscures pour la patiente. Enfin, elle n’en est pas vraiment une, car comme tout le monde, elle vient voir Paul, mais elle ne veut pas de séance… Alors que c’est ce qu’elle obtient.

April – Tuesday 12:00pm

April est en discussion avec Sienna, l’actuelle fiancée de son ex, Kyle, quand elle arrive chez Paul. Une entrée en matière qui va une nouvelle fois mettre en avant la personnalité de la jeune femme, toujours à vouloir avoir le dernier mot et à refuser l’aide d’autrui.

Elle est pleine de rage et tente par tous les moyens d’avoir un contrôle total sur ce qui l’entoure, préférant bannir à jamais ceux qui la déstabilisent, même si c’est par leur amour, comme Kyle.

Pour Paul, il semble clair que le but de la séance est avant tout de s’assurer que sa patiente accepte son assistance. Il va donc l’emmener sur un chemin risqué où il va lui faire comprendre que le cancer ne va pas disparaitre parce qu’elle en a parlé à quelqu’un, qu’elle va voir besoin d’aide et que ce n’est pas en repoussant tous ceux qui sont là pour ça que tout va s’arranger.

Comme lors de la première séance, il va se créer une ambiance assez particulière, entre l’aspect combatif et rebelle d’April et les émotions qu’elle a du mal à contenir. Une atmosphère qui est de plus entretenue par une mise en scène plus proche des personnages et qui s’arrête plus longuement sur les visages.

Une seconde séance qui se révèle aussi éprouvante que constructive.

Oliver – Wednesday 4:00pm

Cette semaine, la séance se divise en deux parties bien distinctes dont la forme est proche de celle du premier épisode, mais dont le fond varie.

On commence avec Oliver, seul. Il parle à Paul de ses difficultés à l’école, de ce qu’il fait pour éviter que ses parents ne tournent le moindre souci en un affrontement. En gros, il se sent coupable de la séparation et croit qu’il peut arranger les choses. À cela, les conflits avec ses « camarades » de classe ne font qu’ajouter des problèmes plus communs. Bref, il est seul et personne ne lui facilite la vie, au contraire.

Une fois qu’il a bien saisi la situation, Paul décide de faire entrer Bess et Luke afin qu’ils clarifient leur relation. Il leur avait demandé de le faire la semaine précédente, mais ils ne l’ont pas fait, ce qui accentue l’état de confusion dans lequel Oliver se trouve.

Bien entendu, les deux parents vont tenter de présenter la chose sans brusquer l’enfant, et lui, il va comprendre de travers. C’est là que Bess se met à proposer une réconciliation pour le bien d’Oliver et que Luke révèle qu’il a commencé à fréquenter quelqu’un d’autre.

Cet épisode fait un peu répétition, mais surtout, le conflit entre les parents presque « typique » nous éloigne du point de vue le plus intéressant, celui d’Oliver. Espérons donc que la prochaine fois, le garçon ne se fasse pas éclipser par la crise parentale une fois de plus.

Walter – Thursday 5:00pm

L’épisode s’ouvre sur un moment familial, Rosie étant venue visiter son père. On a ainsi un petit aperçu de la situation marital de Paul et l’on ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec la famille d’Oliver, bien qu’ici, Rosie est plus âgée et perçoit différemment le problème. Elle montre quand même de l’espoir à voir ses parents revenir ensemble.

On enchaine après ça avec la thérapie de Walter. Ce dernier commence par nous parler de l’évolution de sa vie professionnelle, mais Paul va petit à petit le pousser à évoquer ses attaques de panique, même s’il refuse le terme « panique ». En fait, le personnage est assez agaçant et l’on voit bien que Paul rencontre des difficultés à se contenir par moment.

Heureusement, quand Walter se met à raconter comment il a vécu la « disparition » de son frère alors qu’il avait 6 ans, on sent qu’une piste a été trouvée. Pour Paul et pour nous, le patient devient enfin intéressant, dans le sens où il ne bloc pas tout, tout de suite.

Au final, Walter a encore beaucoup de difficultés à saisir ce qu’il fait durant les séances, mais il semble qu’il y ait eu une évolution.

Gina – Friday 6:00pm

Après Rosie, c’est au tour de Kate de faire un petit passage. Bref, mais suffisant pour nous donner un aperçu de l’état de leur relation. Cela n’aura pas vraiment d’importance, car Paul semble ne pas réellement en être affecté.

Donc, avec Gina. Au début, Paul joue la résistance, annonçant qu’il ne veut pas de thérapie, malgré ce qu’il a dit la semaine précédente. Il va finir par avouer qu’il a fait tout ce chemin pour ça et qu’il fallait qu’il arrête de se comporter comme ça.

Après avoir convenu des règles à suivre, la séance débute et l’on s’attaque au cœur de la discussion. Longtemps évoquée, la mère de Paul est, semble-t-il la source de tous ses problèmes. On va donc commencer à explorer le passé du thérapeute.

Malgré un départ assez difficile, Paul se révèle être le patient le plus facile à suivre. Surement parce qu’il sait ce qu’est une thérapie et ce qu’il doit en retirer.

Conclusion

Il apparait que personne ne veut de thérapie, mais tout le monde consulte quand même Paul. Il y a donc toujours beaucoup de résistance qui est par moment assez frustrante, ce que Paul lui-même semble ressentir. Il y a cependant des ouvertures qui se profilent, des pistes qui vont surement permettre, par la suite de s’engager sur des voies plus adéquates au dialogue.

En attendant, cette seconde semaine fait presque preuve d’une certaine routine, comme si nous n’avions pas quitté la série, mais les nouveaux patients n’arrivent pas tous à générer de l’intérêt pour eux.