John Adams : L’incontournable mini-série HBO pour célébrer l’indépendance américaine

4 Juil 2018 à 12:00

John Adams

C’est le 4 juillet, le jour de l’Indépendance qui se trouve être également la fête nationale des États-Unis qui commémore donc la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776. C’est le moment parfait pour reparler de l’une des meilleures mini-séries que le petit écran américain nous ait donné, John Adams.

Après Band of Brothers et avant The Pacific, HBO s’était une fois de plus associée avec Playtone, la maison de production de Tom Hanks, pour développer John Adams — une biographie du second président des États-Unis d’Amérique adaptée du livre de l’historien David McCullough qui reçut un prix Pulitzer en 2002. Diffusée en 2008, elle reçut bon nombre de récompenses, dont 4 Golden Globe awards et 13 Emmy awards (sur 23 nominations), 2 Screen Actors Guild Awards et un AFI Award – ce qui en fait la mini-série américaine la plus récompensée de l’histoire.

Si en fin de vie, John Adams se souciait de ce que l’Histoire retiendrait de l’époque tumultueuse dans laquelle il joua un rôle clé, cette mini-série a clairement aidé à montrer qu’il n’était pas oublié. Certes, ce n’était pas gagné, car il n’était pas un homme facile à apprécier, mais ses actes ont fait le travail pour lui.

Divisée en 7 épisodes (durant entre 1h05 et 1h30), John Adams débute en 1770 par un incident mortel dans les rues de Boston. Alors avocat, John Adams — joué par Paul Giamatti — est appelé à défendre les militaires britanniques accusés d’avoir abattu sans raison des civils. Adams était un impartial qui croyait avant tout dans la justice, mais il ne faudra pas longtemps pour que l’oppression de la mère patrie se fasse sentir au point que la plus précieuse des choses soit menacée : la liberté.

Adams est celui qui a réclamé l’indépendance et il s’est battu pour l’avoir. Ses valeurs étaient les plus nobles et cela ne le rendait pas populaire, car il était simplement intransigeant. Étonnement, il avait conscience d’être plus intelligent que ceux qui l’entouraient et cela faisait de lui un homme arrogant – un trait de caractère qui lui couta cher. Heureusement, il n’était pas seul. Sa femme, Abigail (Laura Linney), sera sa conseillère la plus fidèle et elle ne se gêna pas pour lui remettre les pieds sur terre quand cela était nécessaire. En fait, elle a joué un rôle clé dans l’histoire des États-Unis, mais son influence ne peut pas réellement être mesurée.

John Adams nous entraine ainsi dans les débats qui mèneront à l’indépendance, avant de nous emmener en France où Adams retrouve Benjamin Franklin (Tom Wilkinson) pour négocier avec le Roi, avant de partir pour les Pays-Bas, puis l’Angleterre où il devient le premier ambassadeur américain de l’histoire. Il reviendra au pays où il sera élu premier vice-président sous George Washington (David Morse) – durant deux mandats – avant d’être à son tour élu Président. La dernière partie se consacrera à sa retraite, nous entrainant jusqu’à sa mort et celle de Thomas Jefferson (Stephen Dillane), le 4 juillet 1826, le jour du 50ème anniversaire de l’indépendance de leur pays.

Ce n’est pas un récit épique, car Adams était un politicien – malgré lui – et il aimait avant tout parler. Cela dit, si tout ceci n’est pas rythmé par l’action, il est difficile de s’ennuyer, même quand la cadence n’est pas soutenue. Paul Giamatti et Laura Linney sont au sommet de leur art et rendent le couple Adams aussi captivant que touchant. Les périples d’Adams sont aussi fascinants que ses frustrations, et l’acteur véhicule toute la passion qui l’habitait et le définissait. Le tout étant fortement aidé par la mise en scène de Tom Hooper, réalisateur de The King’s Speech (Le Discours d’un roi), qui donne parfois l’impression de plus composer des tableaux que de filmer. La musique vient alors compléter cette composition magistralement maitrisée en insufflant de la grandeur à cette tranche d’Histoire.

John Adams est une œuvre complète aux qualités impressionnantes qui se révèle également être des plus instructives. C’est une mini-série enrichissante à tous les niveaux, mais c’est surtout un grand moment de télévision, parmi ce qu’il y a eu de meilleur sur les écrans américains. Une bonne manière de rappeler ce que représente le 4 juillet aux États-Unis.

Vous pouvez regarder John Adams en streaming sur OCS et elle est également disponible en DVD en import Z1 et Z2UK, à noter que cette dernière ne dispose pas de sous-titres français.

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