Alors qu’il doit faire sa déposition auprès de l’ADA Vasquez, Raylan se retrouve à gérer une prise d’otages en plein cœur des bureaux des services de l’U.S. Marshall.

Justified nous a délivré en début de saison quelques stand-alones offrant des twists assez originaux à des classiques du genre. Après cela, la série a opté pour des histoires plus feuilletonantes servant à étoffer la vie de Raylan et de ses ennemis.

Avec ce dernier épisode, on se retrouve avec un bon équilibre entre les deux formules. On commence par un détenu en visite pour une audience quelconque et qui prend en otage ses deux gardiens, et ce, dans les bureaux du Marshall.

Forcément, Raylan se retrouve à discuter. Il est alors face à W. Earl Brown, encore un ancien collègue d’Olyphant de l’époque Deadwood, qui joue un meurtrier qui a bien roulé sa bosse. La force de la storyline se situe dans la relation qui est établie entre les deux hommes et qui va donc nous offrir le fameux twist qui va permettre à cette histoire plutôt basique de sortir de l’ordinaire.

La principale qualité qui apparait se trouve dans l’écriture du preneur d’otage. Le personnage est réaliste vis-à-vis de ce qu’il fait et connait les possibilités de fin. Tout comme Raylan, d’ailleurs. Les deux hommes n’essaient pas de nous entrainer dans du psychologique de bas étage et cela fournit un certain divertissement, tout en laissant planer une pointe d’imprévisibilité. La chute sera un peu vite faite, mais cela est clairement à mettre sur le dos de la représentation légèrement trop caricaturale du SWAT qui arrive sur place pour vider des chargeurs.

À côté de ça, nous avons donc les intrigues feuilletonantes. Étonnement, c’est celle de Winona qui se révèlera la plus intéressante. Non pas que les Crowder ont perdu de leur intérêt, loin de là, mais plutôt parce qu’il se développe une storyline bien plus obscure du côté de l’ex-femme de Raylan qui pourrait devenir majeure par la suite.

Et donc, les Crowder. Un retournement de situation qui fut ingénieusement mis en place au cours de la saison, va permettre à Boyd de retrouver la liberté. Un moyen d’offrir à Walton Goggins l’espace qu’il mérite, comme c’est le cas pour M.C. Gainey, dans le rôle de Bo, qui va également tirer profit des précédents évènements. Ceci n’est qu’une préparation pour la fin de saison, mais il y a de quoi être intrigué et enthousiasmé.

Pour finir, on notera que quand Boyd sort de prison, on entend la chanson Ten Million Slaves d’Otis Taylor qui ouvre le film Public Enemies de Michael Mann. Ce n’est peut-être qu’une coïncidence, mais vu que le long-métrage commence par une sortie de prison, on peut clairement y voir un clin d’œil et une signification toute particulière.