Arlo vient chercher de l’aide auprès du bureau du Marshall. Ava refuse de quitter le Kentucky. Bo est en business avec Miami. Raylan essaie de garder un œil sur tout le monde.

Arrivé à ce niveau de la saison, à un épisode de la fin, Justified met en place un final probablement violent, mais surtout, ramène ses histoires à une thématique qui est explicitée dans le titre : les relations entre les pères et les fils.

D’un côté Arlo et Raylan, de l’autre, Bo et Boyd. Les fils désapprouvent ce qu’on fait les pères et veulent les arrêter. Mais la façon de gérer les choses diffère entre les Givens et les Crowder, les deux familles ont un naturel violent, mais l’une l’exploite quand l’autre tente de le contenir.

Au milieu se trouve Ava qui semble quelque peu perdue entre les deux. Il faut dire que voir Winona sortir de chez Raylan au milieu de la nuit lui a fait perdre un repère supplémentaire. Au point où elle en est, tout ce qu’elle désire c’est pouvoir continuer sa vie tranquille, mais entre ses sentiments pour le Marshall et Bo qui la veut hors du Kentucky, il n’est pas étonnant de la voir légèrement désespérée.

Pour revenir à Winona, rapidement, son comportement est plutôt aléatoire et trouve moins de logique désormais. Il y a quelques épisodes, avec son mari qui s’éloignait petit à petit, elle aurait pu avoir une justification pour ses choix, mais là, il semble juste que voir Ava lui a rappelé ce que c’était d’avoir Raylan. Elle a donc probablement agi impulsivement pour le regretter ultérieurement. En tout cas, cela crée une certaine confusion.

Passé ça, l’épisode va offrir du bon matériel à Arlo, un personnage difficile à aimer, mais dont la relation conflictuelle avec son fils permet de créer un lien qui s’impose immédiatement comme étant indispensable pour la série. Les deux hommes ne se font pas confiance et on les voit bien se trahir mutuellement, mais il existe encore une sorte d’amour qui a survécu à des années de réprobations.

Ce n’est pas le cas chez les Crowder, Bo et Boyd ayant réduit leur relation à une question de convictions. Business et religion, un mélange qui est littéralement explosif.

Fathers and Sons possède ses scènes fortes et ses rebondissements intéressants, mais au final, il sert avant tout à renforcer les bases de l’histoire pour préparer la conclusion.

N.d.A. : Cette semaine, pas d’acteur de Deadwood, mais un de The Pacific avec Joshua Biton qui joue ici Lucky.