Raylan se retrouve à la charge d’un informateur un peu particulier qui va se mettre dans une étrange position. Le Marshall sent que quelque chose de louche se déroule sous son nez.

Ryland Givens a un certain talent pour se retrouver dans les ennuis par accident. Il ne fait que son travail et, même quand c’est plutôt calme, il faut que quelque chose ne tourne pas rond.

Cette fois, il va à la rencontre d’Arnold Pinter, un bookmaker qui, comme lui, rêve de s’enfuir du Kentucky. Pour y parvenir, il a besoin d’argent et fournir des informations qui mènent le bureau du Marshall à faire des arrestations, ça paie.

Jusqu’ici, tout va bien, sauf qu’au moment de délivrer la récompense, Arnold a disparu. C’est là que Raylan commence à se poser des questions.

Comme pour l’épisode précédent, on nous installe une association de criminels pas très doués – cela semble être la norme du Kentucky – qui ont un plan un peu bancal, mal préparé, et surtout, légèrement trop improvisé.

Malgré ça, Travis Travers et Curtis ont le mérite de fournir un peu de divertissement. Sans parler du fait qu’ils sont suffisamment idiots pour vouloir mener en bateau un Marshall. Ils auraient pu y arriver s’ils n’avaient pas l’air de criminels notoires (ça éveille les soupçons).

Quoi qu’il en soit, Fixer joue avec le même type de tonalités que le précédent épisode, tout en utilisant un angle d’approche légèrement différent. Là où ça fonctionne bien, c’est dans l’écriture des personnages, car Travis et Curtis occupent une bonne partie de l’histoire et qu’ils se devaient d’être convaincants.

Une chose est certaine, Justified a trouvé son style et réussit à bien installer sa formule. Certes, on aurait pu croire au départ qu’il y aurait un aspect plus feuilletonnant à la série, mais pour le moment, il est apparent que ce qui compte, ce sont les personnages, et surtout, Raylan et sa vision du monde bien a lui.

Pour finir, on en apprend un peu plus sur le patriarche Givens, sa rencontre n’est pas encore pour tout de suite, mais vu que l’épisode travaille pour justifier le fait que son fils décide que le Kentucky pourrait être sa maison, il va bien falloir que la réunion ait lieu, c’est une part du processus qui semble inévitable.