Rylan part à la poursuite d’un fugitif fraichement évadé de prison alors qu’il ne lui restait que quelques mois à faire derrière les barreaux.

Comme on nous l’avait expliqué dans le Pilot, dans le Kentucky, il y a un manque de personnel au bureau de l’US Marshall et tout le monde doit faire un peu de tout. Aujourd’hui, Rylan transporte des prisonniers et pourchasse ceux qui se sont évadés.

On commence tout de même par une petite visite à Boyd qui a trouvé la lumière en se faisant tirer dessus. La première intrigue devient donc officiellement récurrente, surtout qu’Ava passera elle aussi dire bonjour à Rylan.

Ce dernier, toujours au cœur de la série – normal –, est quand même un peu mis en retrait. Le parti pris est de laisser de la place aux criminels qui sont recherchés. L’idée n’est pas mauvaise, tout particulièrement parce qu’ils ont leur histoire commune qui offre de l’animation, des complications et une touche d’humour sympathique.

Ils vont donc occuper une partie de l’épisode, mais il reste un peu de place pour que Tim Gutterson, le sniper du bureau, s’impose un peu, permettant ainsi d’éviter l’impression que les U.S. Marshalls du Kentucky ne pouvaient pas faire grand-chose avant l’arrivée de Rylan. Certes, on peut tout de même se demander s’il ne remplace pas quelqu’un, car ses collègues semblent facilement accepter leur rôle de subalternes.

Quoi qu’il en soit, Riverbrook nous délivre une histoire qui est plus légère que la précédente, mais surtout qui réussit assez bien à installer le quotidien professionnel de Rylan, évitant ainsi de faire de la répétition. La manière dont le background de la série se met doucement en place est aussi bien maitrisée, ce qui illustre convenablement la façon dont Justified va avancer, mélangeant les intrigues individuelles avec celle qui est feuilletonnante, un choix qui n’est pas le plus répandu sur FX.

Au final, l’épisode se révèle plutôt bien monté, même si son succès repose en partie sur ses guest stars, Kristin Bauer et Chris Ellis. Par contre, de manière générale, Riverbrook manque de l’énergie et de la hargne du Pilot et sonne un peu trop convenable par moment. Cela est probablement dû au fait qu’il n’y a plus derrière l’appui d’un récit d’Elmore Leonard et qu’il faille désormais bâtir de zéro, ou presque, la teneur des intrigues. Il va donc certainement nécessiter quelques épisodes à la série pour trouver un ton et un rythme stable.